Municipales 2020 : A Grenoble, LREM lance le bal des investitures

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(Crédits : @EmilieCChalas)
A l’issue d’un délai de quelques jours et d’un sondage "surprise" mené discrètement dans l’agglomération, LREM a annoncé ce lundi l’investiture de la députée Emilie Chalas en vue de briguer la mairie de Grenoble. Une décision qui va toutefois à l’encontre d’un vote consultatif mené au sein de la section iséroise du parti, et qui ouvre le bal de la campagne des municipales 2020.

Le siège du parti a finalement tranché, lors d'une communication annonçant les noms de 15 candidats à l'échelle nationale. A Grenoble, LREM a ainsi donné son soutien à la candidature de la député Emilie Chalas, élue pour la première fois en juin 2017, face au référent départemental Olivier Six, en vue de briguer le fauteuil de l'actuel maire écologiste de la ville, Eric Piolle.

Alors qu'un premier vote consultatif, mené en interne par le comité politique de LREM, rassemblant des élus et les parlementaires du département, avait d'abord penché pour la candidature d'Olivier Six, les instances parisiennes ont finalement tranché en faveur d'Emilie Chalas.

A 41 ans, cette députée s'est déjà illustrée par sa connaissance des dossiers locaux. Elle s'inscrit également dans la volonté du parti de proposer des candidatures féminines, comme en témoignait l'envoi d'une communication électronique de Stanislas Guérini aux adhérents, qui visait à inciter les femmes à se porter candidates après que la Secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, se soit élevée contre la proportion de candidatures masculines soutenues par LaRem.

La nouvelle de cette investiture n'a pas manqué de faire réagir l'ex-conseiller municipal centriste, Philippe de Longevialle, qui s'est fendu d'un communiqué évoquant "une mise en garde contre toute investiture dictée par des impératifs parisiens et politiciens comme le seul affichage en interne de la parité qui viendrait mettre à mal le rassemblement en cours et hypothéquer l'alternance à venir".

Un paysage encore flou

Cette décision intervient également alors qu'un sondage IFOP avait été mené, quelques jours plus tôt, sur la ville de Grenoble, en vue d'évaluer le potentiel des deux candidatures face aux autres forces en présence, qui ne se sont pas encore formellement prononcées.

Même si certaines postures commencent à apparaître : la section grenobloise du PCF a par exemple été l'une des premières à lancer "un appel au rassemblement des gauches", salué par EELV ainsi que plusieurs collectifs (Génération.s Grenoble Métropole, Ensemble !).

A droite, l'ancien maire de Grenoble, Alain Carignon, avait quant à lui annoncé dès mars dernier sa volonté de se présenter à nouveau au sein d'une liste citoyenne, sans demander toutefois l'investiture des Républicains.

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