Grenoble : Le SMMAG confirme une liaison par métrocâble pour 2023

 |   |  595  mots
L'agglomération grenobloise aura son métrocable pour 2023
L'agglomération grenobloise aura son métrocable pour 2023 (Crédits : Andrei Kazarov/Fotolia)
Le SMMAG (syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise) a validé, ce jeudi, une nouvelle étape pour son projet de la liaison par câble entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux, à travers deux délibérations entérinées par ses élus à l’occasion de la tenue de son conseil syndical. Et c’est la société iséroise Poma, longtemps pressentie sur ce dossier, qui a remporté l’appel d’offres lancé par le nouveau syndicat, pour une livraison attendue en 2023.

Un projet de métrocâble entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux, deux communes de l'agglomération grenobloise, verra bien le jour dès 2023. Et ce serait l'isérois Poma, un spécialiste du transport par câble, depuis longtemps pressenti sur ce dossier, qui aura la responsabilité de le réaliser.

Lors de sa dernière réunion qui s'est tenue ce jeudi, les élus du tout nouveau SMMAG (Syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise), qui regroupe notamment la Grenoble Alpes Métropole ainsi que les territoires du Voironnais et du Grésivaudan, a en effet voté "à l'unanimité de la commission d'appels d'offres", l'octroi du projet de métrocâble grenoblois à un groupement conduit par la société Poma.

Cette réunion a également confirmé une échéance de livraison, prévue pour 2023, ainsi que la signature d'une convention relative à son financement à hauteur de 57 millions d'euros.

Ce projet, lancé en 2012 par l'ex-président de la métropole grenobloise, Marc Baïetto, avait d'ores et déjà subi une série de discussions et de revers, concernant notamment son tracé, qui prévoyait initialement une desserte du plateau du Vercors allant jusqu'à l'agglomération grenobloise, en vue de favoriser les déplacements pendulaires.

Relier les deux rives du Drac et la Presqu'île scientifique

Après une série d'oppositions provenant de la part des riverains et d'associations environnementales, la nouvelle version du métrocâble grenoblois aura finalement opté pour un tracé essentiellement urbain.

Cette nouvelle liaison devrait cependant permettre de relier l'une des branches de l'Y grenoblois, en survolant notamment les voies de l'A480 mais aussi les deux rives du Drac, en vue de permettre aux habitants de la métropole de circuler entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux, en passant par la Presqu'île grenobloise, qui héberge le campus scientifique et ses 10 000 chercheurs, ainsi qu'un nouvel éco-quartier résidentiel.

Alors que la version étudiée en 2016 prévoyait un budget compris au sein d'une fourchette comprise entre 54 millions d'euros et 60 millions d'euros "en fonction des options", le montant de l'appel d'offres retenu ce jeudi s'établit finalement à 57 millions d'euros.

De son côté, l'association pour le développement des transports en commun (ADTC), regroupant des usagers de la région grenobloise, a d'ores et déjà réagi à cette annonce, à travers un communiqué, en dénonçant une décision "trop coûteuse et précipitée", et aurait préféré prioriser l'investissement au sein d'autres réseaux de transports urbains.

Une expérience dans le câble urbain

La société Poma, qui aura donc la responsabilité de construire ce nouveau métrocâble, n'en est quant à elle pas à un coup d'essai. Fondé en 1936, l'isérois a déjà livré près 8 000 installations pour le domaine des transports à l'international et réalisé des liaisons urbaines similaires, notamment dans la ville de Medellin, en Colombie, où deux métrocâbles relient désormais à la ville et son réseau de tramway, au quartier enclavé de la Sierra.

Mais aussi, dans un autre registre à Grenoble, où Poma a déjà inauguré en 2011 un funiculaire ultra-propre, spécialement conçu pour relier des salles blanches du CEA Leti.

Associé depuis les années 2000 au groupe Seeber puis Leitner, le fabricant isérois (qui réalise 345 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 1 113 salariés à travers le monde, dont 680 en France) a également mis en service un certain nombre de projets de transport par câble urbains (appelés « minimetros »), notamment au sein des villes de Perugia (2008), Fracfort (2012), Miami (2016), du Caire (2016) ou de Pise en Italie (2017).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/02/2020 à 9:41 :
Enfin un projet d'envergure qui répond aux enjeux de demain. Il était grand temps. A terme c'est toutes les liaisons vallées-massifs sur lesquelles il faudra se pencher.
a écrit le 22/02/2020 à 16:35 :
Comment peut on gaspiller l'argent public, on a des lignes de tram de grande qualité. On ferait mieux de dédier cet argent à l'entretien des routes. Toutes les entreprises ont suffisamment de parking. A part augmenter la circulation et la pollution sur sassenage et fontaine, je cherche à qui va profiter ce projet, à part Poma et les élus que cette société va remercier... C'est encore qui allons payer ces dépenses supplémentaires avec nos impôts, il ne faut pas en douter ! Et que dire de la pollution visuelle avec ces pilons et ces câbles.
a écrit le 22/02/2020 à 12:28 :
Franchement, je ferais mieux en planifier et exécuter une voie express vers le CHU de Grenoble !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :