Fusion des offices HLM de Grenoble : "Nous avons décidé de remettre à plat le projet"

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Le président de Grenoble Alpes Métropole Christophe Ferrari suspend la fusion à marche forcée des deux bailleurs sociaux Actis et Grenoble Habitat.
Le président de Grenoble Alpes Métropole Christophe Ferrari suspend la fusion à marche forcée des deux bailleurs sociaux Actis et Grenoble Habitat. (Crédits : Grenoble-Alpes Métropole / Lucas Frangella)
Le président de Grenoble Alpes Métropole Christophe Ferrari confie à La Tribune ses priorités pour sa politique logement, avec, comme dossier brûlant, le projet de fusion entre le bailleur social grenoblois Grenoble Habitat et son homologue métropolitain Actis. Des négociations autour du projet de fusion, d’abord annoncé puis reporté, devraient redémarrer sous peu.

La Tribune : Dans la foulée de la loi Elan, vous aviez annoncé, aux côtés de la ville de Grenoble, votre volonté de fusionner les bailleurs sociaux Actis (280 collaborateurs, 70 millions d'euros de CA, près de 12 000 équivalent logements) et Grenoble Habitat (80 collaborateurs, 41 millions de CA - 4100 équivalents logements). Mais l'idée a finalement été repoussée...

Christophe Ferrari : Dans ce dossier, il faut d'abord rappeler avant tout que nous sommes contraints par la loi Elan, avec des décrets d'application qui sont désormais parus. On oublie souvent que ce n'est pas nous qui avons mis un coup de pied dans la fourmilière, mais bien le président Macron à ce sujet.

Mais cela pose aussi plus largement la question de savoir si la métropole peut exercer une politique du logement, sans pour autant avoir d'outil en propre, comme un acteur métropolitain du logement. Ce à quoi les élus métroplitains ont répondu qu'ils souhaitaient un opérateur métropolitain. L'un des vrais sujets de la rentrée et des mois à venir sera donc, puisque la loi l'a imposé, de voir comment peut émerger un Office public qui dépasse le seuil imposé. L'acteur métropolitain en place, Actis, n'étant pas parvenu à ce seuil, il faudra donc forcément considérer son évolution. Il a été de plus particulièrement fragilisé par la politique du gouvernement, et notamment par le projet de loi de finances, ce qui nous a amené à devoir imaginer également un autre modèle économique.

Néanmoins, l'une de nos priorités en matière d'action publique est de développer une métropole solidaire qui permettre de mieux-vivre, en favorisant l'accès au logement à tous les ménages. A ce titre, nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux, à travers le Programme Local de l'Habitat (PLH), à la fois en termes de production et de réhabilitation de logements, car il existe un besoin très fort, avec près de 17 000 personnes en l'attente d'un logement social à l'échelle de la métropole - contre 13 000 en début de mandat.

Nous ne voulons pas d'un système à deux vitesses qui crée des différences entre les logements neufs performants et des logements anciens plus énergivores.

Pour autant, ce projet n'a pas recueilli la faveur des salariés ainsi que des représentants des locataires... Huit organisations (dont les associations CLCV et CSF), avaient même dénoncé une opération trop "précipitée et injustifiée"...

Alors que...

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