Insertion : comment la Métropole affine son plan d'action

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(Crédits : Helloquence / Unsplash)
A l'occasion de l'événement "Tous partenaires pour réussir l'insertion" qui se déroule jeudi 28 mars, la Métropole de Lyon dresse un premier bilan à mi-parcours du Programme métropolitain d'insertion pour l'emploi.

"L'insertion dans une vie normale et équilibrée passe par un emploi" martèle David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon.

Mardi 26 mars, l'édile a en effet présenté un premier bilan des actions menées pour l'insertion professionnelle, dans le cadre du Programme métropolitain d'insertion pour l'emploi 2016-2020 (PMI'e). Un programme qui passe par la mise en œuvre de plusieurs outils, destinés aussi bien aux entreprises qui recrutent qu'aux candidats, parfois très éloignés de l'emploi.

En 2018, dans le cadre de la mise en place de clauses d'insertion, 260 463 heures ont été effectuées, soit un accès à l'emploi pour 970 personnes, représentant 162 équivalents temps plein.

Au total, la collectivité consacre chaque année 23 millions d'euros pour l'insertion, sans compter le budget consacré aux allocations RSA (238 millions d'euros en 2018).

  • Un guichet unique pour l'insertion

Auparavant présidente de la Maison de l'emploi et la formation de Lyon, Anne-Sophie Condemine vient de prendre la vice-présidence opérationnelle de la nouvelle Maison métropolitaine d'insertion pour l'emploi, qui oeuvre depuis le 1er janvier 2019. Cette structure, qui emploie 18 permanents, doit remplir trois missions : mobiliser les entreprises pour qu'elles recrutent des personnes éloignées de l'emploi, développer les clauses sociales dans les appels d'offres publics et coordonner les acteurs de l'insertion dans la métropole.

"L'idée est de faire remonter les besoins en recrutement des entreprises pour mettre le public en face. Nous voulons aussi étendre les clauses sociales aux entreprises privées. Par exemple, nous avons un regard sur la présence des femmes dans le domaine du bâtiment, car il y a encore une marge de progression. Enfin, il est essentiel de garder un lien de proximité avec les professionnels de l'insertion" avance Anne-Sophie Condemine, par ailleurs adjointe au maire de Lyon, déléguée à l'emploi, l'insertion et l'égalité des chances.

Financée par la métropole de Lyon à hauteur de 3 millions d'euros pour cette première année, et par les communes qui y adhèrent (27 membres actuellement) pour un montant supplémentaire d'1 million d'euros, cette MMI'e tiendra son deuxième conseil d'administration le 9 avril.

" Il faut essayer de tendre vers la simplification des processus afin d'aller sur le concret, sur les besoins des territoires. Les dispositifs que nous portons doivent répondre aux demandes de chaque individu, c'est le quotidien des acteurs de l'insertion. Je remarque que la situation tend à aller vers le mieux ", ajoute David Kimelfeld

  • La Charte des 1000

Mise en place en 2016, cette charte compte actuellement 750 entreprises signataires. Celles-ci s'engagent à travers ce programme à "œuvrer pour l'insertion via leur politique de recrutement mais aussi par la promotion de la démarche et le soutien aux acteurs de terrain".

Au cours de l'année 2017, plus de 4200 personnes ont bénéficié des actions mises en place par les entreprises signataires, et 900 ont été recrutées par ces dernières. L'objectif affiché est d'atteindre 1000 signataires en 2020.

  • L'accompagnement des bénéficiaires du RSA

Depuis sa création en 2015, il appartient à la Métropole de redistribuer le revenu de solidarité active (RSA). En 2018, environ 39 500 ménages ont bénéficié de cette allocation pour un montant total de 238 millions d'euros alloués.

Les actions précédemment citées permettent notamment d'accompagner les bénéficiaires du RSA vers un retour à l'emploi. Ils représentent 40% des personnes concernées par l'insertion dans la métropole de Lyon.

  • Un travail sur les filières

Pour David Kimelfeld, l'un des objectifs du Programme métropolitain d'insertion pour l'emploi est également d'intégrer toutes les filières de métiers. Fini le temps "des hommes vers les métiers de la sécurité et des femmes assistantes maternelles", il veut diversifier l'insertion. Par exemple, le H7, lieu totem de la French Tech, intègre une clause sur l'inclusion sociale.

"Il faut que les filières d'excellence travaillent avec nous" affirme-t-il, citant en exemple l'Ecole des plombiers du numérique, qui forme des jeunes déscolarisés et personnes éloignées de l'emploi aux métiers notamment de la fibre optique.

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