Musée des Tissus : nouveau rendez-vous dans quinze jours

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(Crédits : Sylvain Pretto/Musée des tissus)
L'ensemble des acteurs (Etat, Drac, Collectivités locales, etc.) étaient réunis ce vendredi afin d'avancer sur l'avenir du musée des Tissus et des Arts décoratifs. Lors de ce "premier tour de table" "tous les partenaires présents" ont affirmé vouloir "mettre tout en œuvre pour que le lieu ne ferme pas". Le préfet M. Delpuech a annoncé la création d'une "structure juridique qui se substituera à la CCI (propriétaire), même si la chambre consulaire restera présente". Cependant, aucun engagement financier n'a été détaillé à l'issue de la rencontre. Une nouvelle réunion est fixée d'ici quinze jours.

Il ne s'agira pas d'un "sauvetage" mais d'une "nouvelle donne", a insisté le préfet de la grande région, M. Delpuech, lors de la conférence de presse consécutive à la réunion organisée le vendredi 22 janvier sur le sort du musée des Tissus de Lyon. L'institution est en sursis depuis que son propriétaire, la CCI, a annoncé qu'elle n'aurait bientôt plus les moyens d'assurer son fonctionnement.

Autour de la table, afin de "réfléchir à la feuille de route à partager", le préfet avait réuni l'Etat, représenté par la direction des musées au ministère de la Culture et de la Communication, l'inspection générale du patrimoine et la direction régionale des affaires culturelles (Drac) ; la chambre consulaire désormais métropolitaine, la Ville et la Métropole, la Région et le syndicat des industriels rhôdaniens du textile Unitex.

"Gouvernance partenariale"

Une concertation de principe donc, en attendant une prochaine réunion, prévue dans une quinzaine de jours sous l'égide de la Drac. "Ce premier tour" visait "à se demander ce que l'on veut faire", à alimenter une "réflexion sur une gouvernance adaptée et partenariale" au sujet d'un fonds "de niveau exceptionnel, considéré comme la plus belle collection de tissus au monde, qui est paradoxalement mieux et plus connue loin d'ici qu'à sa porte", a expliqué M. Delpuech.

Au-delà du souhait de "tous les partenaires présents" de "mettre tout en œuvre pour que le lieu ne ferme pas", aucun engagement financier n'a été détaillé à l'issue de la rencontre. "Ce n'était pas son objet", a estimé M. Delpuech.

 Création d'une "structure juridique qui se substituera à la CCI"

Le musée du Louvre devrait être associé au prochain rendez-vous, en tant que "partenaire scientifique", selon Marie-Christine Labourdette, directrice en charge des musées au ministère de la Culture et de la Communication, puisque le musée des Tissus possède une "collection complémentaire des grandes collections nationales".

Il s'agira de "peut-être mieux exploiter cette ressource et ce patrimoine, de les mettre en valeur", a déclaré M. Delpuech, sans pour autant envisager un "transfert" :

"La CCI doit être un partenaire actif et important pour le musée dans cette nouvelle donne", a-t-il ajouté.

Le préfet a annoncé la création d'une "structure juridique qui se substituera à la CCI, même si la chambre consulaire restera présente" : "Elle est le propriétaire du lieu, ne l'oublions pas", a-t-il pointé.

"Nous sommes conscients de la nécessité d'agir dans un délai court : je souhaite que cette nouvelle donne soit effective au 1er janvier 2017". Et de préciser que "l'engagement des partenaires devrait être acté « à horizon de trois mois".

Laurent Wauquiez "tend la main au maire de Lyon"

Une dynamique qu'a souhaité initier le nouveau président de la Région, Laurent Wauquiez, en déclarant plus tôt dans la journée vouloir faire "le premier pas pour sortir de ce jeu de chiens de faïence" et "tendre la main au maire de Lyon" et à la Métropole, même s'il a concédé ne pas avoir "d'idée précise de l'investissement attendu". Grégoire Giraud, vice-président du syndicat Unitex, a de son côté annoncé l'intention de la profession de créer un fonds abrité en cas de tutelle publique.

Peu avant la réunion, une manifestation avait réuni devant la préfecture du Rhône une petite centaine de personnes, en présence de Daniel Fruman. Ce collectionneur est à l'origine de la pétition en ligne qui a déjà recueilli près de 75 000 signatures de soutiens s'opposant à une éventuelle fermeture du musée.

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