Grenoble-Alpes Métropole : budget 2015 sans hausse d'impôts

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Le président de Grenoble Alpes Métropole, Christophe Ferrari (à gauche) et Raphaël Guerrero, vice-président en charge des finances (à droite).
Le président de Grenoble Alpes Métropole, Christophe Ferrari (à gauche) et Raphaël Guerrero, vice-président en charge des finances (à droite). (Crédits : ML)
Un premier budget placé sous le signe de la réduction des dépenses, mais sans pour autant augmenter la fiscalité. Tel est le pari du président PS de Grenoble-Alpes Métropole, Christophe Ferrari, qui soumettra ce vendredi après-midi le budget 2015 au vote des conseillers communautaires.

Après être passée au 1er janvier dernier au statut de métropole, la communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole (49 communes ; 450 000 habitants) tiendra ce vendredi après-midi un conseil communautaire axé sur le vote de son budget.

À l'heure où les collectivités publiques doivent faire face aux baisses de dotations annoncées par l'État, qui se traduiront à Grenoble par un trou de 6,6 millions d'euros en 2015 (contre 16 millions sur 3 ans), Grenoble Alpes Métropole va présenter un budget en baisse de 5 % de ses dépenses de fonctionnement, et ce, sans pour autant augmenter la fiscalité. Si le budget est adopté, la cotisation foncière des entreprises resterait ainsi à 31,09 %, 8,56 % pour la taxe d'habitation, 1,29 % pour la taxe foncière et 6,86 % pour la taxe sur le foncier non bâti.

Une occasion de repenser le modèle

"Il y a une volonté claire de ne pas augmenter la fiscalité à l'échelle du mandat, même si cela reste difficile, car nous n'avons pas de visibilité sur l'État", affirme Christophe Ferrari (PS), président de Grenoble Alpes Métropole.

"Nous avons saisi ces données comme une occasion de travailler sur nos charges et de revoir les lignes, avec l'engagement de ne pas augmenter les impôts des ménages et des collectivités. Il s'agit en plus d'un budget de transition, avec le passage de la communauté de communes au statut de métropole, et à la fusion de nouveaux territoires", explique Christophe Ferrari, qui rappelle qu'il ne s'agissait pas de passer un coup de rabot de 5 % partout. "Cela a représenté un travail de fourmi sur les charges de fonctionnement".

La nouvelle équipe a choisi de recentrer son effort d'investissement sur quatre thèmes, qui sont l'attractivité et le développement économique, les territoires et les solidarités, et la politique environnementale et de proposer la création de huit budgets annexes comprenant notamment l'eau, les stationnements ou encore le développement économique. "Cela permet d'avoir une approche plus fine des dépenses et des recettes et facilite le contrôle de gestion", rappelait Raphaël Guerrero, vice-président en charge des finances.

Des investissements maintenus

Le budget investissement consolidé atteindrait ainsi 156 millions d'euros (contre 68 millions d'euros à périmètre constant si la métropole n'avait pas existé) et comprendra notamment la voirie (16 %), l'habitat (16 %) et l'assainissement (13 %) comme premiers postes de dépenses. Les dépenses de fonctionnement représenteront quant à elles 431 millions d'euros, tandis que l'enveloppe concernant la masse salariale (actuelle et transférée) serait maintenue à 45 millions d'euros. "Avec le transfert de compétences, nous passerons de près de 1 000 à 1 400 agents", précise Raphaël Guerrero.

À travers ce budget, la métropole veut également réduire sa dette, en passant d'une capacité de désendettement de 9,7 ans en 2013 à 7,5 ans en 2015, pour une dette qui représente 553,8 millions d'euros (dont 6 % d'emprunts dits toxiques). "L'objectif est d'atteindre 20 % d'autofinancement dans les dépenses, alors que nous approchons aujourd'hui 37 %", souligne le vice-président chargé des finances.

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