Auvergne-Rhône-Alpes s'engage pour les mobilités vertes

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(Crédits : @SNCFTERAURA)
Le Conseil Régional va débloquer une soixantaine de millions d'euros pour aménager des équipements favorisant le report modal. Parkings relais, aires de stationnement pour voitures et vélos, amélioration des accès aux gares sont autant d'aménagements qui vont peu à peu se déployer aux abords des gares.

Sur fond de canicule, le Conseil Régional d'Auvergne Rhône-Alpes a annoncé, ce 27 juin, la mise en place d'un plan visant à inciter ses habitants à utiliser les modes de déplacement doux. Ce plan prend la forme d'un nouveau dispositif baptisé "contrat d'aménagements de mobilités vertes".

Il flèche environ 60 millions d'euros vers des équipements favorisant les déplacements en train, en transport en commun par route, à vélo et à pied. Ces fonds seront alloués aux collectivités locales afin de les aider à financer des investissements à proximité des gares.

"Nous préfigurons ce que seront les gares de demain", assure Martine Guibert, vice-présidente de la Région chargée des transports.

Plus de pôles d'échanges multimodaux

Pour amener les citoyens vers les modes doux et les transports collectifs, la Région fait le choix de la carotte plutôt que du bâton.

"La Région défend une écologie positive ne visant pas à sanctionner les habitants, mais à investir dans des projets pour leur offrir la possibilité d'avoir une utilisation plus vertueuse des transports", explique l'exécutif conduit par Laurent Wauquiez.

L'objectif est donc d'aménager à proximité des gares routières et ferroviaires moult équipements permettant de se reporter vers les transports collectifs. Parkings relais, bornes de stationnement pour vélos, espaces d'attente en gare plus agréables, aires de covoiturage sont autant de projets qui pourront être co financés par le conseil régional.

"Notre objectif est de faciliter le parcours quotidien des usagers", résume Martine Guibert.

Clermont-Lyon en train à hydrogène

Dans la droite ligne du contrat d'aménagements de mobilités vertes, Laurent Wauquiez a également confirmé que la région allait mettre les bouchées doubles sur l'hydrogène. Il a ainsi annoncé que la liaison ferroviaire entre Clermont-Ferrand et Lyon serait assurée par un train à hydrogène dès 2024. Ce projet s'inscrit dans le cadre du plan Zéro Emmission Valley (ZEV) dont l'objectif est de massifier les usages de l'hydrogène vert pour structurer une véritable filière autour de cette énergie.

"Nous construisons le plus grand projet de distribution d'énergie propre de demain", réaffirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Des marges de manœuvre pour investir

Les investissements au profit des mobilités vertes se feront en grande partie sur les fonds propres de la Région qui vote ce 27 juin son compte administratif 2018.

"Alors que nous étions engagés en contractualisant avec l'Etat à ne pas augmenter de plus de 1.2% nos frais de fonctionnements, nous avons baissé ces dépenses de 1.8% en 2018. La capacité d'autofinancement augmente et la dette a diminué de 85 millions en trois ans. Il nous faut désormais moins de 3.5 ans pour la rembourser contre 6.6 ans lorsque nous avons pris la Région. Nous avons bouclé le plan de redressement de la Région AURA et nous passerons l'an prochain le cap du milliard d'euros d'investissement", promet Laurent Wauquiez.

Lire aussi : "Un service public ne doit pas forcément coûter cher pour bien fonctionner" (Laurent Wauquiez, président d'Auvergne-Rhône-Alpes)

Fort de ces marges de manœuvre, il va engager dès cet été, une réflexion visant à prioriser les actions du conseil régional dans les années à venir. Ce travail fera l'objet selon l'expression de Laurent Wauquiez, d'un "contrat de confiance avec les habitants". Plus clairement, le président d'AURA va dévoiler "des engagements pluriannuels" qui prendront la forme de "propositions faites à nos compatriotes sur la région de demain".

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Commentaires
a écrit le 28/06/2019 à 9:32 :
Pourvu que cela se fasse sans artificialisation des sols !..
a écrit le 27/06/2019 à 18:00 :
"Mobilités vertes", "modes de déplacement doux" : quel charabia ! Mais il vaut sans doute mieux être politiquement correct que parler français, pas vrai ? Et puis ça n'empêchera pas ensuite de "s'engager" pour la "défense de la langue française". A chaque jour sa grande cause, pas toutes à la fois quand même.

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