"100 % de gaz renouvelable dans notre réseau à l'horizon 2050"  (Georges Seimandi, GRTgaz)

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(Crédits : DR)
En 2018, le transporteur de gaz naturel GRTgaz a investit 70 millions d'euros pour développer et moderniser les 4 000 kilomètres de réseau dont il a la responsabilité en Auvergne-Rhône-Alpes. Un projet qui lui permet de progressivement injecter du biométhane dans son réseau, jusqu'à sa transformation complète en énergie renouvelable. Entretien avec Georges Seimandi, délégué territorial Rhône-Méditerranée de GRTgaz.

Comment caractérisez-vous l'année 2018 pour la région Auvergne Rhône-Alpes ?

Je la résume ainsi : moins de consommation, mais un gaz plus qualitatif. Avec une consommation brute de gaz en recul de 7 % par rapport à 2017, la région a moins consommé. Cela s'explique par des raisons climatiques (les températures ont été plus élevées qu'en 2017) mais aussi par la demande stable du secteur industriel. À noter que les secteurs chimiques et pétroliers ont réduit leurs consommations de gaz de 2 % entre 2017 et 2018. Mais en contrepartie, nous avons poursuivi le déploiement du gaz renouvelable dans la région avec 8 sites raccordés au réseau.

Comment s'explique ce ralentissement de la demande chez les industriels ?

D'abord, il y a une raison économique : le ralentissement de l'activité du secteur pétrochimique régional se traduit par un retrait de la consommation. Mais il y a aussi une explication structurelle : chaque année, on estime que l'industrie gagne, en moyenne, 1 % d'efficacité énergétique par an. Cette baisse est donc logique.

Est-ce également une volonté de limiter leur consommation d'énergie pour satisfaire à des exigences climatiques ?

Il est clair que l'élan général va vers...

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Commentaires
a écrit le 14/02/2019 à 12:45 :
J'ai baissé d'un degré cet hiver, pour tester, mais à 17°C la consommation de gaz en janvier n'a pas baissé vs 18°C habituels, sauf qu'une mesure sur un point ne veut rien dire, je récidive les 2 années suivantes. Déjà voir en février, les saisons ça varie.
La TICGN sur le gaz (taxe carbone), arrivé à 20% du prix du kWh gaz en 2018 sur ma facture, devrait arriver à 50% en 2022 (vs la trajectoire extrapolée avec les taux 2014-5-6-7-8), 100% en 2027, elle sert à quoi ? A boucher des trous à Bercy ou subventionner le gaz "bio" ? Ça coûte plus cher le méthane de fermentation que le gaz géologique, déjà les installations à créer.

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