La métropole de Saint-Etienne et l'ASSE scellent un accord historique pour Geoffroy Guichard

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(Crédits : Laurent Cerino/ADE)
Depuis un an, les discussions entre l’ASSE et Saint-Etienne Métropole étaient animées, chacune se renvoyant la balle. Le club exigeait une maîtrise totale de l’équipement et une amélioration des conditions matérielle. La Métropole, de son côté, peinait à se défaire de son joyau. Un accord a été trouvé pour une location longue durée (12 ans) avec utilisation exclusive par le club, ce qui devrait permettre d'augmenter, à terme, ses revenus.

"Le stade Geoffroy Guichard n'a pas de prix. C'est plus qu'un bâtiment, tout un symbole du territoire". Gaël Perdriau donne le ton d'emblée lors de cette conférence de presse organisée dans la précipitation ce vendredi matin. Évoqué depuis un an par l'ASSE, le rachat du stade n'est donc pas l'issue retenue pour mettre fin au conflit opposant depuis plus d'un an le club de football stéphanois à la Métropole.

Suivant les recommandations du Conseil de développement, qu'Acteurs de l'économie dévoilait en exclusivité début janvier - les deux parties sont tombées d'accord sur une location longue durée. La nouvelle convention prendra effet au 1er juillet pour une durée de 12 ans. Elle prévoit une mise à disposition totale et exclusive de l'équipement au bénéfice du club, qui pourra ainsi l'exploiter comme bon lui semble.

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 Pour rappel, les salons étaient jusqu'ici gérés par l'agence Capea pour l'organisation de divers événements. Saint-Etienne Métropole se garde néanmoins la possibilité de récupérer l'usage de son stade pour les grands événements sportifs, estimés indispensables à l'attractivité du territoire.

ASSE

Un loyer qualifié de "cohérent"

Le montant du loyer reste confidentiel jusqu'au vote en assemblée plénière de Saint-Etienne Métropole, mais il est qualifié de "cohérent" par les deux parties. Il sera composé, comme aujourd'hui, d'une partie fixe et d'une partie variable en fonction du chiffre d'affaires. "Le montant du loyer nous permettra de conserver des tarifs accessibles pour tous nos supporters", s'est réjoui Roland Romeyer.

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Ce montant prendra en compte le maintien du personnel de Saint-Etienne Métropole dédié à l'entretien et l'exploitation du stade.

"Un excellent accord"

"Nous avons trouvé un très bon compromis entre nos exigences respectives. Nous n'avions donc plus aucun intérêt à poursuivre notre revendication de rachat", a expliqué le président du club, Roland Romeyer, aux côtés de son nouveau directeur général, Frédéric Paquet. Gaël Perdriau a reconnu que l'analyse réalisée par le Conseil de développement avait permis "d'objectiver certains sujets" sur lesquels le club et la collectivité avaient des points de vue divergents et de "réaliser un benchmarking de ce qui se pratiquait ailleurs".

Toutes les récriminations de l'ASSE, ou presque, ont ainsi été entendues. Sécurité ? Saint-Etienne va renouveler l'intégralité de la vidéo-protection du stade. Sonorisation ? L'équipement va être changé. Au total, un million d'euros sera investi par la collectivité d'ici la prochaine saison. Pelouse ? Des efforts importants ont été faits ces dernières semaines pour rétablir sa qualité. Visibilité ? Le bail de 12 ans, la durée la plus longue autorisée par la législation, doit permettre à l'ASSE de mettre en place de nouvelles offres marketing.

Retrouver les sommets

"Nous allons exploiter le stade 365 jours par an. Nous allons par exemple pouvoir proposer à nos partenaires la location de salons à l'année. Ils pourront y travailler tous les jours s'ils veulent ! Nous pourrons aussi coupler des visites du musée et du stade toute l'année", s'est réjoui Roland Romeyer tout en modérant immédiatement :

"Il ne faut pas croire pour autant que nous allons générer des super bénéfices. Il s'agit avant tout d'améliorer les conditions d'accueil de nos partenaires. Nous ne pourrons pas nous payer Neymar (la star brésilienne achetée par le PSG pour un montant record de 220 M€, NDLR) au prochain mercato !".

ASSE Musée des verts

Pour Gaël Perdriau, il était urgent de trouver un accord permettant d'évacuer ces sujets " afin que le club puisse se concentrer sur son travail, le football ". Un message bien compris par le président qui a fixé pour objectif à son nouveau directeur général de ramener le club, "dans quelques années", parmi les six premiers du championnat. Une ambition qui sera difficilement atteignable sans l'arrivée d'un nouvel actionnaire aux capacités d'investissement importantes. Après avoir réglé le cas Geoffroy Guichard, c'est désormais le chantier prioritaire du club.

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