Immobilier : A Grenoble, Privilodges invente une nouvelle formule de coliving

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La première résidence de coliving de Privilodges, le Hüb, ouvrira ses portes début novembre au sein du quartier Europole à Grenoble.
La première résidence de coliving de Privilodges, le Hüb, ouvrira ses portes début novembre au sein du quartier Europole à Grenoble. (Crédits : DR)
Avec ses neuf résidences hôtelières basées en région Rhône-Alpes, le groupe isérois Privilodges s’impose déjà comme un acteur de taille sur le marché des apparthôtels et des résidences étudiantes. Mais depuis quelques mois, il nourrit également des ambitions sur le segment du coliving, avec une première résidence, le Hüb, qui ouvrira ses portes début novembre au sein du quartier Europole.

Une résidence qui vise les standards des 3 étoiles, avec une large palette de services (service de réception 24/24, bar-snacking, salle de fitness, laverie, jardin, piano en libre-service), ainsi qu'une partie "lab" (salle de bibliothèque et de réunion).

Mi-novembre, le groupe Privilodges s'apprête à inaugurer sa première résidence de coliving à Grenoble. Située dans le quartier Europole, à proximité du Wall Trade Center à Grenoble, en lieu et place de l'ancien établissement Park & Suites, celle-ci comprendra 121 appartements, allant du studio de 21m2 au T4 de 70m2, ainsi que de espaces partagés au rez-de-chaussée et en étage.

Un concept pour lequel le groupe Privilodges se pose comme à son habitude en tant que gestionnaire, pour le compte d'investisseurs qui demeurent propriétaires des appartements - en l'occurrence ici, le groupe Revenu Pierre.

"Nous touchions déjà une clientèle étudiante à travers nos résidences étudiantes, ainsi qu'une clientèle d'affaires ou familiale avec nos apparthôtels. L'idée étant, grâce au Hüb, d'agir comme un connecteur de différents publics, que ce soit des voyageurs, hommes d'affaires ou étudiants qui souhaitent du tout-inclus", résume Pierre-François Berthin, président du groupe, qui ne cache pas son ambition de "briser ainsi les codes de l'hôtellerie", en optant pour une offre relevant à la fois "de l'hôtel, l'hostel, l'apparthôtel et la résidence étudiante".

Conquérir le quart Sud-Est

Un lieu que le président du groupe souhaite également ouvert sur son quartier, Europole et Berriat, avec la possibilité d'y organiser des événements et des services (tels que des dépôts de paniers légumes, concerts en terrasse, organisation de jeux dans le terrain de boules, etc) afin d'attirer un public jeune, urbain et actif.

"Les millénials sont des gens qui ont du plaisir à rester ensemble, à travers des lieux comme Station F. Et ce type d'endroit a aussi vocation à les encourager à le faire, afin de mêler différents profils", indique-t-il.

Alors que cette résidence se positionne clairement sur le segment haut de gamme, Pierre-François Berthin envisage une grille de tarifs proche de celle que l'on peut retrouver au sein des résidences hôtelières 3*.

Sur de courts séjours, les prix seraient ainsi compris entre 25 et 150 euros/nuit, tandis que les forfaits étudiants tout inclus pourraient atteindre les 800 à 1000 euros/ mois (soit 20 à 25 euros par nuit). Une dizaine de salariés devraient par ailleurs être embauchés pour faire tourner ce nouveau site, avec une attention particulière portée aux missions d'animation pour le faire vivre.

Le pari du coliving

Créé il y a 13 ans par ses trois actionnaires (Hugues Barnoin, Pierre-François Berthin, Jacques Cartier-Million), le groupe Privilodges, qui réalise 8 millions d'euros de chiffre d'affaires, a cependant déjà d'autres projets dans les cartons.

"Le concept du Hüb est dans l'air du temps. Même si nous ne sommes pas fermés à développer d'autres résidences étudiantes, notre focus est à présent au développement du Hüb, avec un second projet quasiment entériné à Toulon, ainsi qu'un autre à Nice".

Avec, pour ces deux villes, une ouverture prévue à compter de 2022. Cependant, son objectif est plus large puisque le groupe envisage d'ores et déjà de sortir des frontières régionales pour se développer à l'échelle du quart Sud-Est et même, pourquoi pas, poser un pied au sein de la capitale.

S'il pourra pour cela compter sur ses piliers historiques, que sont les apparthôtels et résidences étudiantes, Pierre-François Berthin croit en l'essor du marché du coliving encore naissant, tant du côté du public visé que des investisseurs nécessaires au bon fonctionnement de son modèle.

"Il existe plusieurs sortes d'investisseurs. Même si ces derniers sont traditionnellement intéressés par les produits de défiscalisation comme les résidences étudiantes, les mœurs évoluent et tous les regards sont désormais tournés vers les projets qui sortent", affirme-t-il.

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