Le GIE Est Habitat veut devenir un acteur référent en matière d'habitat

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(Crédits : DR)
Fort d'une nouvelle gouvernance et d'une nouvelle identité, cet acteur majeur du logement social veut aller plus loin de proposer une nouvelle approche pour fabriquer la ville. Quelques projets sont d'ores et déjà sur les rails.

Fondé en 2004, le GIE Est Habitat regroupe aujourd'hui un bailleur social (Est Métropole Habitat), une coopérative active dans la promotion et la gestion de logements (Rhône Saône Habitat), ainsi que l'association Alynéa spécialiste du logement d'urgence et la fondation d'insertion par le logement Aralys.

"Un ensemble d'une grande complémentarité dans les métiers et dans les temporalités d'interventions", fait valoir Philippe Brosset, nouveau président du GIE.

C'est cette large palette de compétences que ces quatre acteurs souhaitent mettre à profit pour renforcer leurs actions et surtout inventer un nouvel art de faire la ville.

Nous sommes dans une situation particulière aujourd'hui et face à une crise de confiance sans précédent sur la question du logement. Sur le territoire de la métropole, 60 000 demandeurs d'un logement social sont en attente ", indique Cédric Van Styvendael, qui prend la direction générale du GIE.

Acheter plus de foncier

Face à l'urgence, le GIE mise sur une action qu'il maîtrise sur le bout des ongles et qui reste le nerf de la guerre : la maitrise foncière.

Il faut faire encore plus, nous allons dédier 13 millions par an à l'achat de foncier ", annonce le DG.

De quoi pouvoir produire plus de logements. Et c'est là que les ambitions nouvelles entrent en scène. Le GIE Est Habitat souhaite de plus en plus agir en maitrise d'ouvrage directe.

Nous venons d'être désignés co-opérateur sur un nouveau lot de la ZAC des Grattes Ciel à Villeurbanne où nous construirons 280 logements. Nous sommes un interlocuteur crédible pour conduire des projets d'une telle ampleur ", défend Cédric Van Styvendael.

En agissant seul ou en s'associant avec d'autres acteurs, à l'image du partenariat avec la SERL sur le Mas du Taureau, le GIE devrait prendre les manettes d'opérations significatives en aménagement et en renouvellement urbain.

Faire autrement

Faire plus ne suffira pas à assouvir les ambitions du collectif qui veut aussi faire différemment. Un projet incarne cette quête : l'Autre Soie à Villeurbanne où s'invente la ville inclusive sous la houlette du GIE. En la matière, aucune recette préconçue ne sera privilégiée, mais l'objectif est de capitaliser sur les compétences des quatre membres pour repenser la ville.

Le GIE souhaite donc prendre une part active à la construction d'une nouvelle politique de l'habitat à l'échelle de la métropole. A ce titre, ses membres accueillent avec satisfaction l'idée de la création d'un office foncier solidaire annoncée dernièrement par David Kimelfeld.

" Nous pouvons déjà compter sur Orsol, l'OFS créé par les bailleurs sociaux Isère Habitat, Rhône-Saône Habitat et Savoisienne Habitat. L'OFS de la métropole devrait être plus généraliste et plus dirigé vers l'achat d'immeubles, les deux sont complémentaires ", estime Cédric Van Styvendael.

Autant de projets désormais conduits sous la signature le GIE, la ville autrement, qui s'accompagne d'une nouvelle identité visuelle reprenant les codes couleurs de chacun de ses adhérents.

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