Lyon : le prix du mètre carré franchit les 4000 euros

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(Crédits : Laurent Cerino / ADE)
Les prix des logements anciens ont augmenté de 7,4% l'an dernier à Lyon. Il faut désormais 4003 euros pour acquérir un mètre carré entre Saône et Rhône.

Et un record de plus. Encore une fois, il ne profite pas aux acheteurs potentiels d'un appartement à Lyon, un territoire où les prix n'en finissent pas de grimper. En dix ans, ils ont progressé de 40%. Désormais, seules Paris et Bordeaux affichent des prix supérieurs à ceux de Lyon. D'ailleurs, mis à part à Ajaccio, les prix de l'immobilier sont en hausse dans toutes les grandes villes françaises.

Si l'an dernier à pareille époque, Alexandre Schmidt, président de la Fnaim du Rhône pronostiquait un marché 2018 plus stable, cette année, le discours change.

"Il faut mettre en place une véritable politique du logement en France", défend-il.

A Lyon, le président de la FNAIM craint que le nouveau Plan local de l'urbanisme et de l'habitat, qui doit être voté dans quelques semaines par l'exécutif de la métropole de Lyon, ne soit pas de nature à inverser la tendance.

"Les mises en chantiers et les permis de construire sont en baisse, donc cela influe sur le marché de l'ancien", estime-t-il.

Il faut donc s'attendre à de nouvelles progressions des prix sur cette année. D'autant que les taux de crédit devraient rester à un niveau relativement bas.

Les transports en commun tirent les prix vers le haut

Derrière ce chiffre global, le marché lyonnais cache de fortes disparités.

"Plus on s'approche d'un métro ou d'un tramway, plus les prix sont hauts, et ce, quel que soit le quartier. Par ailleurs, les politiques de renouvellement urbain sont de nature à dynamiser les marchés de certains quartiers comme à Mermoz. La rénovation des pentes a aussi eu un impact fort sur les prix", observe Anne de Planchard, vice-présidente de la FNAIM du Rhône.

Attirés par les transports en commun, les acquéreurs semblent en revanche bouder les extérieurs de Lyon. Sur le département du Rhône, la hausse des prix est plus contenue, à 5,1 % pour les appartements et à 1,9 % pour les maisons.

"Le marché du Rhône est clairement porté par la métropole, les secteurs situés à 20 ou 30 kilomètres de Lyon sont bien moins dynamiques", explique Alexandre Schmidt.

Un marché locatif plus stable

Contrairement aux ventes, les loyers sont plus stables. En un an, le loyer médian est passé de 13,4 à 13,5 euros pour un mètre carré. En périphérie, il s'est stabilisé à 11 euros du mètre.

"Nous ne sentons pas d'augmentation des prix, malgré la pénurie des stocks", note le président de la FNAIM du Rhône.

Le marché est toutefois tendu et les délais de relocation orientés à la baisse - sauf pour les biens mal entretenus qui ne trouvent pas preneur, même dans ce contexte. Les stocks sont bas, ce qui fait craindre, comme pour les ventes, une pénurie. Autant d'indicateurs qui, sur les ventes comme sur les locations, ne plaident pas en faveur de ceux qui cherchent à se loger.

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Commentaires
a écrit le 29/01/2019 à 9:00 :
Et c'est mérité! Un beau record, qui me met en joie avec mes 2 investissements locatifs réalisés dans cette belle ville de Lyon au début des années 2000. Je préfère tenir secret le prix du mètre carré à l'époque. Comme quoi, il faut toujours investir dans les villes où il y a beaucoup de travail.
a écrit le 28/01/2019 à 17:59 :
Une bulle immobilière qui finira bien par éclater et qui s'explique par des taux d'intérêt artificiellement bas et par l'aversion bien française pour les investissements dans la production.
Et nos dirigeants, de quelque couleur qu'ils soient, ne font rien pour inverser la tendance. Quand la bulle éclatera ce sera, de toutes façons, la faute "aux autres".
Réponse de le 30/01/2019 à 18:19 :
j'ai commencé à travailler en 1999 , ça date . j'ai fait ma première dette en achetant en 2000 mon premier appart ! et à l'époque, les grincheux comme vous parlaient déjà de bulle.... Depuis lors, les prix sont en hausse de manière impressionnante. La rentabilité du placement pierre , si on vit dans son logement, est sans égal. Inutile de dire que pour y vivre, acheter son logement est absolument excellent financièrement n et ce à n'importe quelle époque, comme en ce moment. Et ce même si les prix sont "élevés", ce qui ne veut fondamentalement, biensur , rien dire ! 4000€ , pourquoi ce serait trop ? 6000€ , ce serait trop trop ? Et 8000€ trop trop trop, donc ?
Enfin, avec le coût actuel de l'argent, c'est en fait une hausse virtuelle ! Comme je songe à m'éloigner du centre de Lyon ou je vis, je vous raconte pas le pouvoir d'achat que je récupererai quand je vendrait mes 160m² ! Que du bonheur. Surtout qu'avec les nouveaux grattes ciel de la part dieu, les acheteurs ne manqueront vraiment pas dans 5 ou 10 ans !

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