Immobilier : La nouvelle vie de l'Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand

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Projet urbain Hôtel-Dieu Clermont-Ferrand, vue côté Jardin Lecoq,
Projet urbain Hôtel-Dieu Clermont-Ferrand, vue côté Jardin Lecoq, (Crédits : DR)
Site classé Monuments Historiques, le futur éco-quartier de l’Hôtel-Dieu, 4,6 hectares au cœur de Clermont-Ferrand, prévoit la mise en oeuvre d’un projet urbain ambitieux. Il comprend la réhabilitation de bâtiments patrimoniaux, la construction de programmes contemporains et de nouveaux services et usages. Premières livraisons à l'orée 2020.

Le site et sa réhabilitation ont fait l'objet d'un feuilleton que les Clermontois ont trouvé long, entre la décision du CHU de quitter l'Hôtel-Dieu, en 2002, et le dépôt d'un permis d'aménager le site, en 2015.

Après 230 ans d'activités hospitalières, l'Hôtel-Dieu devient une réhabilitation urbaine, labellisé "EcoQuartier".

"Le site est le troisième écoquartier développé à Clermont-Ferrand. Celui-ci marque une nouvelle génération de projet et porte l'ambition de recycler la ville sur elle-même ; un projet précurseur, qui doit inspirer les villes pour l'avenir", soulignait Grégory Bernard, adjoint à l'Urbanisme à Clermont-Ferrand, en décembre 2017.

Presqu'une année plus tard, le chantier tient son planning et ses engagements, François Bertière, président de Bouygues Immobilier et Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand ont posé la première pierre du projet ce 19 novembre.

Lire aussi : Clermont-Ferrand : comment la mutation de l'Hôtel-Dieu va redessiner le cœur de ville

"Rues Michel Rocard, Simone Veil et Philippe Seguin"

Ouvert, le nouveau quartier rendra aux habitants, dont la mémoire collective est fortement attachée au site, l'usage des lieux, notamment des 4,6 hectares jouxtant le Jardin Lecoq. Ils étaient historiquement fermés.

"L'emplacement du site en cœur métropolitain et son caractère affectif ont déterminé le choix d'une large ouverture au public. Le but est de rendre l'usage des lieux aux Clermontois et de donner au futur quartier sa place en ville en ouvrant les enceintes qui le ferment. Les trois nouvelles rues qui vont voir le jour sont déjà nommées : Michel Rocard, Simone Veil et Philippe Seguin", précise Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand.

Ce nouveau quartier sera donc accessible par le sud, côté centre historique et commerces et par l'est, côté Jardin Lecoq. Un cheminement de part en part qui se veut une passerelle entre différents quartiers.

A cela, s'ajouteront les 7 000 m2 d'espaces boisés classés qui entourent les bâtiments d'époques. Conservés, embellis et ils seront prolongés d'autres espaces verts, notamment autour de la Polyclinique et dans la cour des pavillons Hacquart et Tixier.

Au total, la surface de nature sera doublée. Une façon de répondre à un reproche récurrent : la Métropole Clermontoise manquerait de suffisamment d''espaces verts.

Projet urbain métropolitain

La grande bibliothèque dont rêve Olivier Bianchi depuis plusieurs années sera aménagée au bénéfice de tous. Dans le corps du bâtiment de l'Hôtel-Dieu rénové, 12 000 m2 de salles seront dédiées au savoir.

"Ce projet fait muter la capitale Auvergnate. De ville des cols bleus, elle se transforme en métropole créative des cols blancs" se félicite le président de Clermont Auvergne Métropole.

Des services, des commerces, des résidences adaptées pour les étudiants, d'autres pour les seniors, un pôle pour les professions médicales ambitionnent de le rendre exemplaire en matière intergénérationnelle.

Outre 30 000 m2 de bâtiments historiques rénovés, 42 000 m2 de nouveaux bâtiments seront construits. D'une densité raisonnée, le programme de construction utilise la déclivité naturelle du terrain pour dégager les vues et apporter un maximum de lumière aux appartements (450 logements en accession sont répartis en 5 programmes, 550 places de parkings).

Les travaux sont lancés sur le site depuis 2016, les travaux d'aménagement ont débuté en juillet 2018 et en octobre pour les premiers bâtiments.

Le chantier se veut exemplaire en matière d'économie circulaire et de diminution de l'empreinte carbone : 50 % des matériaux (béton et pierre) issus des démolitions seront réutilisés sur place en remblai et sous-couche de voirie. Ce procédé permet d'éviter l'évacuation de 12 000 tonnes de déchets, la livraison de 12 000 tonnes de nouveaux matériaux et réduit le passage des camions par deux. Les premières opérations seront livrées en 2020/2021.

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