"Dans l'édition, le numérique est un flop total" (Jacques Glénat, Editions Glénat)

Par Marie Lyan  |   |  1753  mots
(Crédits : JM Blache)
Alors que le paysage du monde de l’édition est soumis à de fortes mutations et phénomènes de regroupements, la maison d’édition grenobloise (celle de Titeuf ou de Dragon Ball) fondée par Jacques Glénat vient de fêter ses 50 ans. L'occasion pour celui qui se positionne dans le top 15 des éditeurs français de revenir sur son parcours d'autodidacte et qui amorcera bientôt la transition en confiant progressivement les rênes à l’une de ses filles, Marion.

Alors que se déroule la 33e édition du Salon du livre de Genève (jusqu'au 5 mai, à Palexpo), quelle est votre vision du marché de l'édition, souvent évoqué comme en berne ?

En ce qui nous concerne, le marché a grandi en raison du succès des mangas, et de l'ouverture aux lectrices, qui sont de plus en plus nombreuses à lire des mangas et les BD. En conséquence, le marché s'est élargi et comporte aussi désormais des auteurs femmes. Certains estiment que le marché est trop saturé et qu'il existe trop de nouveautés, car il sort plus de 5 000 références chaque année, à tel point que chaque référence doit céder sa place chaque semaine.

On parle d'une certaine paupérisation des auteurs, mais en réalité, comme le marché se porte bien, les éditeurs distribuent de plus en plus de royalties aux auteurs.

La problématique étant plutôt que tout le monde se met aujourd'hui à faire de la BD, alors que cela était auparavant l'apanage de maisons plus spécialisées. Cela a eu pour conséquence de saturer le marché avec beaucoup de nouveautés et parfois, un petit manque d'expérience.

On parle souvent de l'arrivée du numérique qui bouscule plusieurs industries. Qu'en est-il dans le domaine de la BD ?...

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