La cimenterie d'Albigny sur Saône mise sur l'éphémère pour construire le pérenne

 |   |  533  mots
(Crédits : DR)
Cet ancien site industriel de plus d'un hectare prépare sa renaissance au gré d'activités festives visant à préfigurer ce que sera cet espace d'ici deux ans. Son lancement officiel est prévu ce 27 avril 2019.

A la longue gestation des projets immobiliers, les associés de la Cimenterie préfèrent l'action immédiate, à travers l'occupation temporaire. Très en vogue, cette formule permet de ne pas laisser de friches ouvertes à tous les vents et tous les occupants indésirables et cerise sur le gâteau, elle offre aussi un moyen de vérifier les orientations d'aménagement futures.

C'est donc sur ce pari que Jacques Chalvin, président de la Cimenterie, Didier Caudard Breille, président du promoteur DCB International et Serge Mathieu à la tête de société d'investissement Novali construisent l'avenir de cette ancienne cimenterie installée sur les bords de Saône au nord de Lyon. Un hectare de terrain sur lesquels sont implantés 5 000 m² de bâtiments en piteux état.

Réhabiliter

D'ici deux ans, ce bâtiment sera réhabilité avec l'objectif de ne rien perdre de sa nature « brute ». Aux manettes, le cabinet d'architecte Sagittaire a imaginé un bâtiment principal articulé sur ses 3 étages dont l'un sera dédié à l'accueil de manifestations festives, un autre à l'installation d'un food court, d'un fitness santé et salles de coworking et un dernier pour des résidences d'artistes.

Quant au « phare », l'emblème du site, il devrait devenir un complexe de restauration-séminaires.

"Ce sera un tiers-lieu autour de la culture et de l'événementiel", résume Jacque Chalvin.

Ce projet devrait mobiliser entre 10 et 12 millions d'euros d'investissement et prendre sa forme définitive en 2022.

"L'idéal serait une ouverture au printemps 2022, au plus tard à l'automne", estime le président de la Cimenterie.

Tester

Mais même si le permis de construire est sur le point d'être déposé, le visage définitif ne sera peut-être pas exactement celui-ci. Certes les arbitrages sur le bâti devraient être minimes, mais la nature des activités hébergées pourra être adaptée au regard des retours d'expériences de l'occupation éphémère qui débute dès ce samedi 27 avril.

"Durant la période de travaux, nous organisons deux saisons éphémères qui se dérouleront les week end et les mercredi soir en mai, juin et juillet 2019 et sur les mêmes mois en 2020. L'idée est d'organiser des manifestations culturelles, comme des festivals de musique, des événements gourmands, ainsi que des rendez-vous récurrents autour d'un marché brocante, d'un brunch dominical et d'autres", égraine Jacques Chalvin.

En parallèle, le site pourra être loué à des entreprises pour des manifestations privées. Autant d'initiatives organisées en plein air et visant d'une part à rentabiliser une première vague de travaux estimée à 500 000 euros, mais aussi surtout à tester cette programmation auprès du public.

"Notre volonté est d'impliquer le grand public dans l'aménagement définitif du site. De fait, nous pourrons revoir les orientations que nous envisageons au gré de ces retours d'expériences", explique Jacques Chalvin.

Et peut être aussi en fonction des arbitrages faits par les communes du Val de Saône et de la Métropole, dans le cadre du projet bien plus vaste de l'aménagement de l'entrée Nord de Lyon, qui est cours de gestation à l'échelle de ce territoire.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :