Saint-Etienne Métropole bâtit une nouvelle stratégie d’accueil des entreprises

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L'actuelle zone d'activité de Stelytec, à Saint-Chamond
L'actuelle zone d'activité de Stelytec, à Saint-Chamond (Crédits : Ville de Saint-Chamond)
La métropole stéphanoise se lance dans une opération d’envergure visant à développer de façon importante son offre immobilière en matière d’accueil des entreprises. L’enjeu : être capable de répondre plus rapidement aux besoins endogènes et exogènes.

Saint-Etienne Métropole (SEM) se lance dans une politique offensive en matière d'immobilier d'entreprise. D'ici 15 ans, elle entend produire une offre de 165 hectares supplémentaires de foncier pour des locaux d'activités et des entrepôts. La Métropole compte aussi proposer 340 000 m² supplémentaires de bureaux.

"Ces chiffres correspondent aux besoins estimés à un horizon de 15 ans avec deux objectifs : répondre aux besoins des entreprises du territoire et attirer des structures exogènes", explique Gaël Perdriau, président de SEM.

Et de tacler ses prédécesseurs : "Jusqu'ici, il n'y avait pas de stratégie foncière pour répondre à la demande des entreprises. On attendait qu'une entreprise signe pour construire. Vu les délais, les entreprises ne nous attendent pas... Moi, je crois que lorsqu'on porte une ambition forte pour son territoire, une stratégie est indispensable".

Les services de Saint-Etienne Métropole recensent environ 400 demandes d'implantation par an (endogènes et exogènes). Selon l'observatoire Cecim, 25 000m² de bureaux et 120 000m² de locaux d'activités sont placés chaque année. Or, l'offre foncière et immobilière du territoire est aujourd'hui jugée insuffisante et inadaptée. Plus de 200 000m² de locaux d'activité ne seraient ainsi pas commercialisables en l'état car vieillissants. "D'autant qu'elle est mal répartie géographiquement : 80% des disponibilités se trouvent sur la Plaine", confie Gaël Perdriau.

Acte II de la zone Stelytec

Pour atteindre ses objectifs, Saint-Etienne Métropole va activer trois leviers : la création de nouvelles zones d'activités, l'identification de gisements fonciers potentiels et la requalification des espaces économiques vieillissants.

Sept nouvelles zones d'activités sont déjà engagées (Genilac, Cellieu, La Talaudière, Saint-Etienne, Saint-Bonnet-les-Oules, Chamboeuf et Saint-Galmier). Une huitième, d'envergure, va être mise sur les rails dès janvier. Il s'agit de l'acte II de la zone de Stelytec à Saint-Chamond, dont l'extension est sollicitée depuis de nombreuses années par les acteurs économiques locaux mais sans avoir jamais été concrétisée jusqu'ici. L'étude sera lancée en début d'année, pour une extension de 30 à 40 hectares. Elle pourrait être disponible à la commercialisation courant 2021.

"C'est dommage que nos prédécesseurs ne se soient pas préoccupés du sujet..., nous allons avoir un manque de place d'ici 2021 et la mise en service de Stelytec II", glisse Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond et vice-président de SEM.

Pour débusquer de nouveaux gisements fonciers et atteindre son objectif chiffré, SEM a confié à l'agence d'urbanisme de la région stéphanoise (Epures) une étude cofinancée avec l'Etablissement public foncier EPORA de l'Ouest et la Caisse des Dépôts. L'agence a pour mission d'identifier des espaces supérieurs à deux hectares. En zone urbaine, elle doit s'attaquer aux espaces de plus d'un hectare en non bâti et 2.500 m² en bâti.

"La première phase de l'étude a déjà permis d'identifier 450 hectares potentiels", se réjouit Gaël Perdriau.

En parallèle de ce travail qui doit conduire à une extension de l'offre, chacune des 98 zones économiques de la Métropole fera l'objet d'une étude précise afin d'évaluer les besoins d'amélioration (voiries, fonctionnalités, stationnement) et de restructuration pour dégager de nouvelles parcelles. "Une action qui sera ciblée dans un premier temps sur des sites prioritaires". L'enveloppe d'investissement n'est pas définie, mais elle sera "très importante", selon Gaël Perdriau. Elle sera fixée chaque année, en fonction des avancées des chantiers.

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Commentaires
a écrit le 28/12/2018 à 20:56 :
Tout à fait d'accord, c'est très bien mais les infrastructure routiere ne sont pas prête à accueillir toutes ses entreprises, habitante de st bonnet les oules il est déjà très difficile le matin de me rendre à 35km de mon domicile pour travailler!!! A méditer sérieusement
a écrit le 22/12/2018 à 14:01 :
tout ça est tres bien mais il faudrait une autoroute digne de ce nom pour commencer !

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