Recensement : la Haute-Savoie en hausse, le Cantal en baisse

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(Crédits : © Stephen Hird / Reuters)
Auvergne-Rhône-Alpes se classe à la seconde place des régions les plus peuplées de France, selon le recensement officiel publié mercredi 27 décembre par l'Insee. Avec 7 877 700 habitants au 1er janvier 2015, la région gagne en moyenne chaque année 59 900 personnes. Seuls deux départements ne bénéficient pas de cet engouement et voient leur population baisser.

Au 1er janvier 2015, la population de la région Auvergne-Rhône-Alpes s'affichait à 7 877 700 habitants, selon les dernières données du recensement établi par l'Insee sur la période 2010-2015. Avec 299 600 personnes de plus sur la période, la région est la deuxième de France la plus peuplée avec 12,3 % de la population métropolitaine, derrière l'Île-de-France. Son dynamisme repose autant sur le solde naturel que sur le solde migratoire, note l'Insee.

Entre 1990 et 2010, la population de la région avait augmenté de 0,6 % en moyenne par an (+ 0,5 % en France métropolitaine).

La Haute-Savoie championne

Dans le détail, dix des douze départements de la région connaissent une croissance démographique, plus ou moins soutenue. La Haute-Savoie est le département le plus dynamique de France, avec un taux de croissance annuel moyen de + 1,5 % entre 2010 et 2015. Le Rhône et l'Ain font eux aussi partie des départements métropolitains à forte croissance, supérieure à + 1,0 % par an entre 2010 et 2015, indique l'Insee. Le Rhône génère à lui seul un tiers du gain de population de la région.

Cantal et Allier en queue de peloton

Dans sa dernière étude, l'Insee montre que "si aucun département de la région ne présente de solde migratoire négatif, quatre d'entre eux (Cantal, Allier, Haute-Loire et Ardèche) enregistrent un déficit naturel". Le Cantal et l'Allier voient même leur population diminuer entre 2010 et 2015 (- 0,3 % et - 0,1 % en moyenne annuelle). À l'inverse, l'essor démographique est particulièrement marqué dans les métropoles.

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Lyon, 3e métropole de France

La croissance annuelle moyenne des quatre grands EPCI de la région (métropoles et communautés urbaines) s'est nettement accélérée entre les périodes 1990-2010 et 2010-2015. Elle a en particulier doublé pour Grenoble-Alpes Métropole et Clermont Auvergne Métropole.

La métropole de Lyon est la 3e métropole la plus peuplée de France derrière celles du Grand Paris et d'Aix-Marseille-Provence. Sa croissance démographique est assez soutenue (+ 1,1 % par an entre 2010 et 2015), au 6e rang derrière cinq métropoles de l'ouest de la France. Le moteur de cette croissance est l'excédent naturel (+ 0,9 %), le plus élevé après celui de la Métropole du Grand Paris.

Le Genevois français toujours en force

Enfin, la communauté de communes du Genevois est celle qui connaît la plus forte croissance entre 2010 et 2015 (+ 4,0 %), suivie de celle du Pays de Gex (+ 3,2 %). La raison : la proximité de Genève attire toujours de nombreux habitants. L'augmentation de la population de ces deux EPCI est essentiellement due à leur excédent migratoire (+ 3,2 % et + 2,6 %). Leurs principales villes, Saint-Julien-en-Genevois et Gex, comptent parmi les cinq villes de plus de 10 000 habitants de la région ayant les plus forts taux de croissance (+ 3,5 % et + 2,4 %).

Maurienne Galivier, Roanne et Montluçon en berne

À l'inverse, la communauté de communes Maurienne Galibier est l'EPCI qui perd le plus d'habitants (- 1,4 %) durant la période récente comptabilisée de 2010 à 2015. Parmi les villes de plus de 10 000 habitants de la région, Aurillac enregistre la plus forte baisse de population. Elle perd plus de 400 habitants chaque année depuis 2010, soit 1,5 % par an. Les villes moyennes de tradition industrielle sont nombreuses à voir leur population diminuer. C'est le cas de Roanne (- 1,1 %), Passy (- 0,9 %) ou Montluçon (- 0,8 %).

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Commentaires
a écrit le 27/12/2017 à 16:03 :
une moyenne au km² serait peut-être plus appropriée que des chiffres bruts afin de tenir compte des différences significatives en surface des régions, des départements et des villes.

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