Conjoncture  : activité irrégulière en Rhône-Alpes

Par Stéphanie Borg  |   |  290  mots
(Crédits : Reuters)
L’économie rhônalpine progresse mais sans entrainer tous les secteurs. Si les exportations retrouvent leurs niveaux de fin 2008, la construction est encore orientée à la baisse. Le tertiaire marchand bénéficie d’une hausse de l’emploi, notamment intérimaire.

"Au deuxième trimestre 2015, l'activité de la région s'inscrit dans la continuité du trimestre précédent, avec une demande bien orientée, mais avec des secteurs encore à la peine", souligne Pascal Oger, directeur régional de l'Insee. La note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi confirme la légère progression de l'activité, mais sans régularité.

Les exportations dans le vert

Les exportations de Rhône-Alpes progressent de +1,2 % par rapport au premier trimestre 2015 pour atteindre 12,2 milliards d'euros (un niveau équivalent à la fin de l'année 2008). Essentiellement à destination de l'Asie et du continent américain, elles sont portées par les équipements mécaniques, le matériel électrique et électronique et les produits en caoutchouc et plastique.

La construction à la peine

Au deuxième trimestre 2015, le nombre de mises en chantier de logements (-1,2 %) et les autorisations de construire (-3,4 %) diminuent en Rhône-Alpes. Conséquences : pour le 5e trimestre consécutif, le secteur a perdu 1 300 emplois (-0,9 %), soit un cumul de 5 700 emplois sur un an.

Allongement de la durée d'inscription à Pôle Emploi

L'emploi salarié marchand non agricole rebondit au second trimestre, avec une hausse de 0,4 %. Une hausse captée pour moitié par le département du Rhône. A contrario, la Drôme (-0,4 %) et la Loire (-1,4 %) continuent à perdre des emplois.

Après des baisses importantes, l'intérim gagne à nouveau des emplois (+5,4 %, essentiellement dans le tertiaire marchand). Une reprise confirmée par la Dares qui a enregistré 492 762 contrats d'intérim au 2e trimestre 2015, contre 430 547 à la même période l'année dernière.

Néanmoins, malgré ce frémissement, il reste toujours difficile d'accéder à l'emploi. La durée moyenne d'inscription à Pôle Emploi s'allonge. Elle était de 491 jours en juin 2015 contre 470 en juin 2014