ERAI : un vote décisif pour sauver l'essentiel

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Le siège d'ERAI à Shanghaï devrait faire partie du plan de sauvetage
Le siège d'ERAI à Shanghaï devrait faire partie du plan de sauvetage (Crédits : DR)
Le Conseil régional de Rhône-Alpes examine ce lundi le sauvetage d'ERAI par le biais d'une subvention de 4,7 millions d'euros à l'Agence Régionale Développement et Innovation. Sans crédits publics, l'ARDI ne sera pas en mesure de déposer une offre de reprise auprès de l'administrateur judiciaire.

Les conseillers régionaux de Rhône-Alpes se prononceront, ce lundi matin en séance publique extraordinaire, sur le financement à attribuer à l'ARDI (Agence Régionale Développement et Innovation) pour mener à bien un projet de reprise d'activités et de personnel d'ERAI. Le projet initial chiffre à 4,4 millions le montant de la subvention demandée par l'ARDI, cette année, et incluant la reprise des créances des activités sauvées. Une autre option est étudiée depuis le dépôt des offres portées par les directeurs des deux implantations du Vietnam et de la Turquie comme le stipule une note de Jean-Louis Gagnaire, vice président de la Région, datée du 16 mai et adressée aux élus régionaux. Il explique qu'en réévaluant à 4,7 millions d'euros la subvention en 2015, l'ARDI pourrait de la sorte assurer le "maintien des activités dans les implantations et filiales très sensibles" et "éteindre ainsi les risques encourus par les personnels dans ces pays" - Inde y compris- en cas de défaut de paiement. Les Emirats Arabes Unis seraient alors repris directement par l'ARDI.

Au moins 118 salariés repris ?

Le vote soumis aux élus prévoit également la mise en place d'un comité de suivi afin d'éviter les dérives précédentes reprochées sous la gouvernance de Daniel Gouffé, président d'ERAI placée en redressement judiciaire le 14 avril dernier par le Tribunal de grande instance de Lyon qui doit statuer sur le dossier le 9 juin prochain.

Sans financement l'Ardi ne pourra pas déposer une offre auprès de l'administrateur judiciaire, Robert-Louis Meynet, d'ici au 20 mai, date limite fixée après un premier report de 48 heures, car la trésorerie est très tendue. Sous cette réserve, et selon la présentation qui en a été faite aux membres des deux commissions régionales "développement économique et international", mercredi dernier, l'ARDI serait prête à reprendre une équipe de 118 personnes (57 salariés dépendant en direct d'ERAI et 61 contrats portés par ERAI) sur 214. S'ajouteraient 25 emplois sauvegardés par les deux repreneurs.

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Suspense avec les écologistes

Outre le siège,  le périmètre que propose de récupérer l'ARDI inclut six filiales et implantations : États Unis, Canada (sous condition d'une réduction significative des coûts ), Chine, Allemagne, Italie et Emirats Arabes Unis.

Jean-Louis Gagnaire  se montrait satisfait des efforts de l'ARDI pour que les missions historiques d'ERAI en faveur de l'attractivité du territoire et de l'accompagnement des PME et TPE puissent se poursuivre.

Quant à l'issue du vote Jean-Louis Gagnaire se veut "raisonnablement optimisme". Il semblerait que l'UDC (droite et centre) soit plutôt d'accord sur le principe de ce projet, mais en réduisant la subvention. Pour ce qui est d'Europe Écologie les Verts, majoritairement opposé au schéma d'une reprise par l'ARDI, la question reste entière. Rien dans cette affaire n'est simple.

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