Révolution digitale : Un avant et un après Covid pour l’enseignement supérieur

 |   |  1504  mots
(Crédits : Emmanuel Foudrot/ADE)
Le Covid-19 a bousculé un grand nombre de secteurs d’activité, dont le monde de l’enseignement supérieur. Tour d’horizon des dispositifs de continuité pédagogique mis en place à l’échelle de plusieurs établissements de la région.

Au lendemain du discours présidentiel du 16 mars, les portes des universités et des grandes écoles se sont refermées. Même si, au niveau régional, certains établissements, comme l'emlyon business school ou Grenoble Ecole de Management (GEM), avaient déjà devancé ces mesures en annonçant la fermeture de leurs campus quelques jours avant cette date.

Pour beaucoup de ces établissements, le Covid-19 rimera probablement avec une nouvelle manière d'aborder l'enseignement supérieur. Ainsi qu'avec une accélération certaine de la digitalisation des supports pédagogiques. Car en quelques semaines, les universités et grandes écoles ont dû bâtir des plans de continuité pédagogiques inédites jusqu'ici, et entièrement digitaux.

"Du fait de notre activité internationale et notamment en Chine, nous avons décidé de suspendre les cours de tous nos programmes avant l'annonce présidentielle. La situation devenait telle que nous devions reprogrammer ou gérer les annulations de certains intervenants étrangers, qui ne pouvaient plus se déplacer", atteste Jean-François Fiorina, directeur général adjoint de Grenoble Ecole de Management (GEM).

L'école a pu miser sur une période moins dense, à l'origine dédiée au challenge de la compétition étudiante de ski universitaire, qui devait être suivi par son festival de géopolitique, pour suspendre ses programmes et former ses différents intervenants sur de la formation à distance. Avec, au total, une cinquantaine de programmes concernés, tous campus confondus.

"Nous avons formé l'ensemble des intervenants et souhaitions ensuite leur laisser ensuite le choix des scénarios pédagogiques (synchrones, asynchrones, etc) et les modèles qu'il souhaitaient développer, le tout en appui avec nos services supports en fait d'une reprise en ligne le 6 avril", explique Jean-François Fiorina.

 Avec un credo : "A l'issue de cette période, les compétences acquises seront les mêmes que si les élèves étaient allés jusqu'au bout de leurs cursus en présentiel".

De son côté, emlyon avait annoncé que l'ensemble des cours passerait "en mode distanciel" dès lundi 16 mars et ce, au moins jusqu'à la fin du mois d'avril.

"Mi-janvier, nous avions commencé par monter une cellule de crise multidisciplinaire, avec l'objectif de gérer, au départ, la situation des 500 étudiants qui devaient partir en échange sur le campus de Shanghai. Et au fur et à mesure, on a...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :