Municipales 2020 : A Saint-Etienne, ce que les chefs d’entreprise attendent du prochain maire

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(Crédits : Ville de Saint-Etienne)
Infrastructures, fiscalité, attractivité de la ville : voici le trio phare des attentes des acteurs économiques de la ville de Saint-Etienne envers leur futur maire.

Le collectif économique de la Loire, constitué des syndicats patronaux, des chambres consulaires, des branches et fédérations professionnelles, a rencontré, ces dernières semaines, les principaux candidats au fauteuil de maire de Saint-Etienne : Gaël Perdriau, Patrick Revelli, Sophie Robert, Pierrick Courbon, Andrée Taurinya, Romain Brossard, Olivier Longeon et Zahra Bencharif. Objectif : comprendre leur plan de marche en matière économique et leur soumettre leurs priorités.

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"Nous avons constaté que nous avions en face de nous des gens de conviction. Chacun avait au moins une idée très intéressante. Le maire idéal sera celui qui sera capable de piocher dans les programmes des autres les meilleures idées", sourit Benoit Fabre, président du Medef Loire.

"Nous ne soutenons pas un candidat plus qu'un autre", poursuit Daniel Villareale, président de la CPME 42.

Il précise espérer que les relations avec le futur maire seront aussi bonnes qu'avec le maire actuel - si celui-ci n'est pas réélu.

Problématique numéro 1 : les infrastructures

Le sujet des infrastructures a été mis sur le tapis avec tous les candidats.

"Nous sommes bien conscients que l'A45 a du plomb dans l'aile mais les entreprises stéphanoises souffrent de plus en plus des problèmes de déplacement. Nous demandons donc instamment aux candidats de mettre en œuvre rapidement des solutions efficaces pour désengorger les axes de communication", insiste le président de la CPME 42.

"Tant que cette problématique des infrastructures ne sera pas réglée, les entreprises ne viendront pas s'installer ici autant qu'elles le devraient", complète son homologue du Medef 42.

Fiscalité et attractivité

Autre point majeur pour les entreprises stéphanoises : la fiscalité.

"Nous demandons un statuquo de la fiscalité de la ville et de la Métropole. Les candidats devraient par ailleurs réfléchir à une meilleure répartition des richesses et des fonds. L'action des associations est indispensable mais celle des entreprises aussi !", claque Benoit Fabre.

La taxe transports est notamment pointée du doigt.

L'attente des acteurs économiques de la ville est forte également sur la question de l'attractivité de Saint-Etienne et notamment de son centre-ville. Un sujet crucial notamment pour les secteurs d'activité peinant à attirer des nouveaux talents ou des cadres de haut-niveau.

Enfin, les chefs d'entreprise sollicitent une construction plus solide des relations avec la métropole lyonnaise, sans pour autant renoncer "aux valeurs du territoire ligérien".

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