Enseignement supérieur : Khaled Bouabdallah quitte l’Université de Lyon

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(Crédits : Nicolas Robin)
Le président de l’Université de Lyon est nommé Recteur délégué pour l’Enseignement supérieur, la recherche et l’innovation pour la région Occitanie.

C'est un projet qu'il porte depuis de nombreuses années. Et pourtant, Khaled Bouabdallah quitte la présidence de l'Université de Lyon qu'il assumait depuis 2015 avant d'avoir pu mener à terme la création de ce nouvel établissement (labellisé Idex) devant réunir les Universités Lyon I, Lyon 3, Saint-Etienne et l'ENS.

Professeur en sciences économiques, directeur de l'IAE de Saint-Etienne de 2003 à 2006 puis président de l'Université de Saint-Etienne jusqu'en 2015, il a été nommé ce mercredi 5 février en conseil des ministres en tant que Recteur délégué pour l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation pour la région Occitanie. Il sera basé à Montpellier.

"Le projet peut se poursuivre sans moi désormais"

Une nomination qui intervient dans un contexte chahuté. L'INSA s'est d'ores et déjà retirée du projet de constitution de l'Université cible et la fusion inquiètent certains étudiants et enseignants, comme récemment à l'ENS de Lyon. A Saint-Etienne, plusieurs élus dont le maire, Gaël Perdriau, ont demandé à l'Université de Lyon de revoir sa copie.

Alors, Khaled Bouabdallah serait-il élégamment mis en retrait de ce projet d'envergure, observé de près par toute la communauté française de l'enseignement supérieur ?

"Certainement pas ! Il s'agit d'une belle promotion. Au vu de mon implication dans les milieux de l'enseignement supérieur et de la recherche dans la région mais aussi en France, j'ai déjà eu plusieurs propositions. Que j'avais toutes refusées jusqu'ici. Aujourd'hui, le projet de fusion est suffisamment avancé. Il verra le jour en 2020. Ma présence n'est plus indispensable. Le projet peut se poursuivre sans moi désormais", répond l'intéressé à La Tribune.

Khaled Bouabdallah prendra ses nouvelles fonctions dans les prochains jours. L'Université de Lyon doit, elle, se trouver un nouveau président.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2020 à 11:01 :
vu que son élection avait déjà fait des remouds... c'est pas plus mal...

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