Les CCI d'Auvergne-Rhône-Alpes s'engagent vers un nouveau modèle économique

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La CCI métropolitaine Lyon Saint-Etienne Roanne filialisera son activité formation dès le premier semestre 2020.
La CCI métropolitaine Lyon Saint-Etienne Roanne filialisera son activité formation dès le premier semestre 2020. (Crédits : DR)
Contraintes de se transformer sous la pression constante des coupes budgétaires, les chambres de commerce et d'industrie d'Auvergne-Rhône-Alpes, portées par la CCI de région, déclinent leur nouvelles missions prioritaires. Elles passent par la création de services payants.

Pour faire face aux baisses de dotation de l'Etat, répondre à ses exigences de transformation induites par la loi Pacte relative à la croissance et à la transformation des entreprises, les 14 CCI d'Auvergne-Rhône-Alpes (13 CCI territoriales et 1 de Région) "ont décidé de se réinventer pour être encore plus performantes" comme elles l'indiquent dans le Contrat d'Objectifs et de moyens (COM) pour la période 2019-2021 signé le 16 octobre dernier avec l'Etat.

"Ce document fixe le cap pour une transformation profonde du réseau des CCI d'Auvergne-Rhône-Alpes au service des entreprises et des territoires, tout en se dotant d'un nouveau modèle économique," commente la CCI Auvergne-Rhône-Alpes dans un communiqué.

Cette démarche de changement redéfinit, en premier lieu, leurs missions prioritaires, "financées en tout ou partie par la ressource fiscale" : l'entrepreneuriat, l'appui aux entreprises dans leurs mutations numériques et écologiques, l'international, l'appui aux territoires et la représentation des entreprises.

Des missions désormais payantes

Deux autres missions historiques - la formation (écoles de management, écoles consulaires) et la gestion des équipements (ports, aérodromes mais aussi centres de congrès) - "ne seront plus financées par les ressources fiscales à partir du 1er janvier 2021", indique l'institution.

En conséquences, les CCI de la région réalisent actuellement différents audits de ces équipements "pour évaluer ceux qui ont une gestion déficitaire et ainsi proposer une stratégie de sortie".

Par exemple, la CCI métropolitaine Lyon Saint-Etienne Roanne va ainsi filialiser son activité formation dès le premier semestre 2020.

"Les écoles et la formation initiale seront filialisées à 100%, sous statut privé. Les salariés ne seront plus des salariés consulaires. Nos recettes fiscales diminuent de façon considérable. Juste pour notre chambre, nous perdons 12 millions d'euros entre cette année et l'année prochaine (sur un budget total de 52 millions d'euros NDLR). En 2023, 75% des recettes fiscales vont disparaître, soit la moitié de notre budget. Il nous faut donc évoluer en profondeur pour transformer nos ressortissants en clients", explique le nouveau président, Philippe Valentin.

L'ensemble des CCI proposeront des "prestations facturées à haute valeur ajoutée, avec la mobilisation d'une force commerciale". En cours de finalisation, les CCI de la région présenteront une centaine de prestations payantes au début de l'année 2020.

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Commentaires
a écrit le 28/10/2019 à 12:11 :
En fait devenir les concurrents de ses adhérents ! Une idée géniale ! Du coup les instituts de formation professionnelle financent leur propre concurrence : par les fonds des CCI + ceux de l'Europe et de la Région qui contribuent à certains modules...
a écrit le 26/10/2019 à 9:52 :
Les CCI et celle de lyon en particulier, mais aussi celle d'annecy ont largement démontré leurs carences en gestion, elles sont des exemples de gestion calamiteuse,
de surcroit, les élus des cci ne sont élus que par 5 % des patrons d'entreprises,
c'est à dire que 95% des entreprises n'ont aucune confiance dans les cci.
a l'évidence, si les cci avaient eu une utilité, la France ne connaitrait pas le DECLIN industriel et économique, les centres villes ne seraient pas vidés de leurs petits commerces;
oui les cci sont des cancers avec métastases pour lla France,
ce sont des PéTAUDièRES à supprimer sans état d’âme, et les conseillers bons à rien mauvais à tout devront être licenciés sans indemnités, ils se sont déjà servit dans les poches des citoyens,
ils n'ont qu'à monter leurs entreprises en auto-entrepreneurs pour faire voir de quoi ils sont incapables notoires.
Réponse de le 27/10/2019 à 19:22 :
Tout a fait, en moyenne 90% d'abstention aux élections consulaires (CCI) et ce depuis plus de 20 ans, donc leur légitimité est NULLE
a écrit le 26/10/2019 à 9:32 :
Un directeur général de cci touche environ 9000 euros de salaire par mois, un chef de service perçoit 5 ou 6k euros par mois, sans compter la prime annuelle qui est en milliers d'euros elle aussi. Repas de travail avec traiteurs haut de gamme, voitures de fonction et frais "divers" remboursés sans problème pour les dirigeants.
Pour avoir travailler 4 ans dans une CCI, c'est une caste d'apparatchiks souhaitant préserver leur placard doré en faisant trimer les conseillers qui sont transformés en commerciaux pour vendre des "produits" non adaptés aux entreprises. Les dinosaures CCI ont depuis longtemps mangé leur pain blanc avec arrogance et incompétence. Il est normal que celles ci disparaissent
a écrit le 25/10/2019 à 22:45 :
Les CCI font un doublon inutile avec les syndicats professionnels, les instances régionales de promotion - développement économique , cci non paritaires donc sans légitimité patrons - salariés, concurrentes grâce à l'impôt du secteur privé de la formation, representant une organisation territoriale désuète en 2020 au seul bénéfice de quelques personnalités membres . A supprimer car inefficaces.
a écrit le 25/10/2019 à 20:18 :
Les CCI ne sont pas immatriculées au Registre du Commerce, un COMBLE,

elles exercent des activités qui font concurrence déloyale envers toutes les entreprises de conseil pour les affaires et la gestion ;

pour le reste, vendre des fichiers obsolètes, donner des conseils de la plus grande MÉDIOCRITÉ prodigués par des stagiaires incultes, et par des fils ... femme de ... maitre ou maitresse de ...!

ca fera perdurer l’Énorme taux d'échec, plus de 50 %, des créations d'entreprises au bout de la 2ème à la 5ème année de la création ;

Il serait plus adpaté de BOUCLER les CCI de fêtards invétérés et les pléthoriques Agences blas blas banquets
a écrit le 25/10/2019 à 18:18 :
Je suppose que le plan stratégique inclut aussi une forte montée en compétence. Si le niveau des prestations, actuellement imbattables en termes de prix - au point que le centre de formation a constitué une concurrence parfaitement déloyale au secteur privé ces dernières années - reste au standard actuel, les CCI ne vont pas vendre grand chose. Même avec de bons commerciaux.

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