"Je mesure la charge de la mission qui m'est confiée" (Philippe Valentin, président de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne)

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(Crédits : DR)
Intronisé lundi à la présidence de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, Philippe Valentin entend poursuivre la transformation de l'institution consulaire qui fait face à une baisse drastique de ses ressources en provenance de l'Etat. Alors qu'il s'inscrit dans la continuité d'Emmanuel Imberton, ce fin connaisseur des rouages de la Chambre de commerce annonce " une vraie mutation " de son modèle économique.

Philippe Valentin se glisse dans le costume de président de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne. Elu hier à l'unanimité des élus de l'institution consulaire pour prendre la succession d'Emmanuel Imberton démissionnaire pour raisons de santé, l'ancien homme de l'ombre du Palais de la Bourse, tour à tour élu, membre du bureau, vice-président puis président de la délégation de Lyon, se dit désormais prêt à aller en première ligne.

"C'est à la fois un grand plaisir d'être élu à la présidence de la CCI, mais je suis aussi un peu triste car, dans la logique des choses, Emmanuel Imberton aurait dû finir son mandat. Pour connaître les arcanes de la maison, je mesure la charge de la mission qui m'est confiée. Mais les situations complexes ne me génèrent pas d'angoisse métaphysique. Peut-être qu'il y a en moi une part d'inconscience, mais je me sens super bien face au challenge qui m'attend", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse aux accents de présentation.

"Une question de survie de la CCI Lyon Métropole"

Peu connu du microcosme lyonnais en dehors des institutions patronales et consulaires, le chef d'entreprise de 55 ans, président du Groupe Valentin spécialisé dans la construction (siège à Villeurbanne, 130 collaborateurs), est intronisé jusqu'aux prochaines élections prévues fin 2021 alors que la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, qui compte 380 salariés, doit encore faire face à des coupes budgétaires drastiques de la part de l'Etat.

Et si Emmanuel Imberton a réglé de nombreux dossiers "chauds" (privatisation de l'aéroport Saint-Exupéry, ouverture du capital d'emlyon business school, sauvetage du musée des tissus...), l'institution consulaire doit encore réaliser une sérieuse redéfinition de son modèle économique.

"Si nous ne faisons rien, la CCI perdrait 17 millions d'euros par an à l'horizon 2024. Nous allons donc lancer un chantier de restructuration de notre offre pour rebondir. C'est une question de survie, avec l'objectif d'afficher, à l'horizon 2025, un résultat d'exploitation à l'équilibre", expose Philippe Valentin.

Pour compenser la baisse des ressources fiscales en provenance de l'Etat (- 75% entre 2014 et 2021), la CCI va donc chercher à générer de nouvelles recettes. La méthode : la réduction des services gratuits, remplacés par des prestations à plus fortes valeurs ajoutées et payantes.

"Il s'agit d'une vraie mutation, mais...

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