Olympiades des métiers : Lyon, ville hôte de l'édition 2023

 |   |  683  mots
A Kazan, la ministre du travail Muriel Pénicaud est venue défendre la candidature Lyon 2023 aux côtés de la délégation française.
A Kazan, la ministre du travail Muriel Pénicaud est venue défendre la candidature Lyon 2023 aux côtés de la délégation française. (Crédits : DR)
La France, via la candidature de Lyon, a remporté la mise devant le Japon pour accueillir les Olympiades des métiers (Worldskills) en 2023. Cette grande compétition internationale de jeunes professionnels doit permettre de mettre en lumière l'apprentissage dans le pays tout en assurant de belles retombées économiques locales.

Ce 21 août à Kazan, en marge du Worldskills 2019, une compétition internationale de 1600 jeunes professionnels issus de plus de 50 métiers différents, plus connue en France sous le nom d'Olympiades des métiers, l'Assemblée générale de l'organisation mondiale (82 pays membre, dont 64 pays votants) a désigné la France, via la candidature de la métropole de Lyon, pour l'organisation de l'édition de 2023.

Une victoire sans appel (44 voix contre 20) face à la candidature d'Aichi, au Japon qui vient couronner "dix ans de combat", selon le président de Worldskills France, Michel Guisembert, et mettre fin à deux candidatures malheureuses pour l'organisation de la compétition en 2013 et en 2019. Depuis sa création en 1949, l'association internationale n'a retenu la France qu'en 1995 - et c'était déjà à Lyon.

Les atouts lyonnais

Avec Paris, Lyon est une des rares villes françaises à avoir la capacité de recevoir, en un même lieu, une telle compétition. Elle nécessite, entre autres, du matériel et beaucoup d'espace.

"Nous avons comme objectif d'ouvrir la compétition à de nouvelles nations, notamment africaines, et d'augmenter le nombre de métiers représentés. Nous devrions compter près de 1 800 compétiteurs, 56 métiers sans compter les experts présents", avance Michel Guisembert.

L'édition 2023 devrait accueillir entre 200 et 300 000 visiteurs sur une semaine. Elle occupera la totalité des 200 000 m3 du centre de congrès Eurexpo et les participants seront hébergés au Campus de la Doua. Les cérémonies se dérouleront à la Halle Tony Garnier ou au Matmut Stadium.

"Nous avons également l'habitude d'accueillir de grands événements importants, à l'image de la dernière coupe du monde féminine qui s'est déroulée avec succès", glisse David Kimelfeld, président de la Métropole en partance pour Kazan pour célébrer la victoire de la candidature française.

Vitrine de l'apprentissage

Cela fait plus d'un an et demi que l'ensemble des parties, jusqu'au président de la République - Emmanuel Macron s'est investi dans le processus de sélection, allant même jusqu'à enregistrer un message vidéo en anglais à l'attention des votants - peaufine le dossier français.

"C'est une belle aventure collective qui démarre. C'est le travail collectif de toutes les filières, les collectivités, la Région qui a un rôle important dans la formation. Nous avons été soutenus par Muriel Pénicaud et le président de la République. Ce soutien de tous a été très important", poursuit le président de la métropole.

Car, au-delà de l'attractivité touristique et des retombées économiques locales directes - environ 30 millions d'euros selon la Métropole -, il s'agit pour la France de confirmer ses ambitions vis-à-vis de la formation professionnelle après le lancement de ses réformes structurelles avec sa loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018. Et de s'appuyer sur cet événement pour en faire une vitrine "positive" et valorisante.

"Ce n'est pas seulement un dossier. Nous avons cultivé un relationnel soutenu avec les délégations, mais aussi les décideurs politiques, économiques et sociaux en mettant en évidence que l'apprentissage est une voie d'avenir. Et que c'était important pour la France et pour l'Europe de nous faire cet énorme cadeau. Nous en avons besoin pour le regard du grand public sur la formation professionnelle. Nous aurons vraiment gagné quand les parents accepteront, sans freins, que leurs enfants s'orientent vers ce type de formation", souligne Michel Guisembert.

"Cette candidature s'inscrit dans nos thématiques de travail au quotidien : l'international, les jeunes, et le développement des filières de formation et d'apprentissage. Ce qui va se préparer va insuffler, pendant quatre ans, beaucoup de dynamisme", confirme David Kimelfeld.

En attendant, Worldskills France installera à Lyon une équipe dédiée (70 salariés à terme) à l'organisation de l'édition 2023 au budget global de 95 millions d'euros et commencera par fédérer toutes les forces économiques et les branches professionnelles. Lyon accueillera - outre la traditionnelle finale régionale - les finales nationales des prochaines éditions pour roder son dispositif.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :