"Stop à la paupérisation de la Loire" (Benoit Fabre, Medef 42)

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(Crédits : SG)
Benoit Fabre rempile pour un mandat de trois ans à la tête du Medef Loire. Plusieurs gros chantiers vont être menés, notamment celui d’un collectif économique avec la CPME Loire et les chambres consulaires.

Il rempile pour un deuxième mandat mais il l'annonce d'ores et déjà, ce sera le dernier.

"Ce n'est pas encore dans les statuts mais je souhaiterais qu'on puisse cumuler seulement deux mandats. Au-delà, on risque l'essoufflement", soufflet-t-il.

Benoit Fabre dirige, depuis 13 ans, la PME de Saint-Chamond, Corona Etanchéité (30 salariés ; 5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018). Depuis trois ans, il est également le patron du Medef Loire.

Remportant l'adhésion des six branches professionnelles que le syndicat patronal (1500 entreprises, 45 000 salariés) représente dans la Loire, il vient d'être réélu à l'unanimité. Sa motivation : faire passer un message économique au monde politique et aux citoyens.

"Si l'économie ne retrouve pas la place qui doit être la sienne dans les priorités de ce pays, nous allons vers une guerre civile. Pas d'économie = pas de République", prévient-il.

Un collectif économique de La Loire

Plusieurs gros dossiers sont déjà sur la table dont celui, annoncé il y a déjà quelques mois et qui va se concrétiser ce vendredi matin avec la réunion de constitution du collectif économique de la Loire. Il fédérera les antennes départementales du Medef et de la CPME.

'Notre objectif est clair : stop à la paupérisation de la Loire", martèle Benoit Fabre, avec le franc-parler qui fait sa marque de fabrique.

"Nous sommes d'accord avec Daniel Villareale, le président de la CPME Loire, pour mettre de côté nos différences et avancer ensemble sur les dossiers qui nous semblent vitaux pour le territoire".

Dossiers qui vont être définis dans les prochaines semaines mais au menu desquels devrait figurer en pôle position la question des infrastructures routières et notamment de l'A45. Toutes les branches professionnelles ainsi que les branches consulaires sont conviées à entrer dans ce collectif.

"C'est la première fois que nous allons tous discuter et avancer d'une même voix. C'est indispensable pour que les demandes économiques émanant de la Loire deviennent audibles des ministres parisiens. Pour l'instant, c'est la cacophonie"

Plus d'opérationnel, plus de services

Autre dossier d'importance : l'évolution du Medef vers plus d'opérationnel.

"Nous avons un bureau très politique. Nous souhaitons contrebalancer cela par une nouvelle organisation", dévoile Benoit Fabre.

Un Comité opérationnel va ainsi être mis en place sous peu, présidé par un élu du conseil d'administration, qui deviendra vice-président du Medef.

"Concrètement, les projets seront validés en bureau et seront supervisés par un chef d'entreprise membre du CA, sous le contrôle du président du comité opérationnel. Nous souhaitons que les projets soient gérés par des dirigeants d'entreprise, pas par les permanents du syndicat".

Jusqu'à présent, les projets étaient menés sous l'égide du secrétaire général.

Autre signe de cette évolution vers une orientation plus opérationnelle du syndicat patronal ligérien : le déploiement d'un service de santé en direction des dirigeants.

"Nous avions mené une étude il y a deux ans sur la santé du dirigeant. Elle nous amène à développer une offre de diagnostic et d'accompagnement", explique Benoit Fabre.

Cette initiative, née dans la Loire, sera testée au niveau régional en 2020 puis, sur le reste de la France. Le président du Medef Loire est chargé de sa mise en œuvre nationale.

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Commentaires
a écrit le 19/07/2019 à 9:39 :
Je trouve votre approche très positive. J'espère qu'elle sera suivie ailleurs par les autres Medef de France.
1) Il y a urgence à remettre l'économie réelle et concrète au 1er rang des priorités (sinon on pourra effectivement voir se multiplier les troubles sociaux graves).
2) Il faut absolument surmonter les petites divergences et surtout les égos de certains acteurs.
3) Il est également impératif de ne plus laisser le pouvoir réel à des permanents quasi fonctionnarisés mais le donner à des chefs d'entreprise en activité (dont des responsables de PME) très proches du terrain. Fuyons les dirigeants en retraite et les "grands patrons" qui vivent dans leur bulle (et parfois issus des grands corps d'Etat).

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