Aménagement : Plus de 600 logements pour redonner vie au quartier Grand Trou

 |   |  467  mots
(Crédits : DR)
Altaréa Cogedim lance l'aménagement d'une friche industrielle de plus de 3,5 hectares sur laquelle il va construire plus de 600 logements d'ici à 2023

Après des années d'errance, le quartier Grand Trou reprend du poil de la bête. Longtemps délaissé par les habitants et les promoteurs, il concentre deux importants programmes immobiliers qui vont permettre de mettre sur le marché pas loin de 1 500 logements neufs. Le premier porté par Vinci Immobilier est déjà bien avancé. Quant au second, il se lance sous la houlette d'Altaréa Cogedim.

"Ce quartier va véritablement se transformer dans les trois à quatre ans à venir", estime Matthieu Vanot, directeur régional d'Altaréa Cogedim.

L'enjeu est de taille : délaissé depuis de longues années, le Grand Trou qui s'étend de part et d'autre de la route de Vienne compte quelques immeubles au bord de la vétusté. Pas de quoi décourager le promoteur qui innove pour commercialiser son projet dans ce contexte à priori défavorable.

"Nous avons ouvert un lieu éphémère, le zoom, qui présente l'avenir du quartier", explique Matthieu Vanot.

Ouvert à tous, le zoom accueillera plusieurs manifestations culturelles ces prochaines semaines.

Pluralité de gestes architecturaux

Cet avenir passe notamment par l'ensemble édifié par Altaréa Cogedim sur la friche industrielle de l'ancienne usine des moteurs Patay, spécialisée dans la production de moteurs électriques. Plus de 3,5 hectares sur lesquels sont au programme, 628 logements à venir d'ici 2023 dont 280 logements sociaux.

"Les logements sociaux incluent une résidence étudiante de 110 appartements gérés par le CROUS", précise le directeur régional.

Pour imaginer cet ensemble, 4 architectes ont été sollicités - BBC et Associés ; Petit Didier Prioux ; Exendo et Dumetier Design.

"Nous avons joué sur les hauteurs qui pourront aller jusqu'à R+7 et sur les gestes architecturaux pour créer ce nouveau quartier", décrit Matthieu Vanot.

Les 4 ilots bénéficient par exemple de façades travaillées matricées, des jeux de balcons en quinconce, d'encadrements de fenêtres de grandes hauteurs dans la lignée des beaux immeubles lyonnais du 19ème siècle. Pour l'heure, la commercialisation débute sur une base moyenne de 4 800 euros du mètre carré hors stationnement.

Ouverture sur le quartier

Ces programmes s'organisent autour d'un jardin de 2 200 mètres carrés ouvert à tous. Organisé sous forme de PUP (projet urbain partenarial) avec la ville et la métropole de Lyon, il prévoit une participation du promoteur au financement de classes dans une école qui sera construite à proximité de ce nouvel ensemble immobilier.

"Au-delà d'accueillir de futurs habitants, nous voulons contribuer à améliorer la qualité de vie et le bien vivre ensemble", souligne Virginia Bernoux, présidente des régions est chez Altaréa Cogedim.

L'objectif est de pouvoir débuter les travaux en fin d'année pour livrer une centaine de logements fin 2021 et enclencher la seconde phase du projet. Il devrait s'achever en 2023.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :