Drone Interactive : une première installation pilote à Dardilly, près de Lyon

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Le parc d'attraction à drones Arcadrone commandé par le lyonnais Altiplano offre la possibilité d'accueillir jusqu'à six joueurs simultanément, novices ou confirmés, pour des parties d'une durée moyenne de cinq minutes.
Le parc d'attraction à drones Arcadrone commandé par le lyonnais Altiplano offre la possibilité d'accueillir jusqu'à six joueurs simultanément, novices ou confirmés, pour des parties d'une durée moyenne de cinq minutes. (Crédits : DR)
Spécialisée dans le domaine des attractions de drones grand public, la jeune pousse grenobloise Drone Interactive vient de décrocher son premier contrat d’exploitation avec le Lyonnais Altiplano. Une étape clé qui devrait permettre à la startup de doper la commercialisation de son produit Arcadrone.

Une attraction ludique, mêlant pilotage de drones et jeux vidéos en réalité mixte. Tel est le principe d'Arcadrone, un produit clé en main développé par la startup grenobloise Drone Interactive.

Destinée aux gestionnaires des parcs d'attractions indoors, ce parc d'attraction à drones offre la possibilité d'accueillir jusqu'à six joueurs simultanément, novices ou confirmés, pour des parties d'une durée moyenne de cinq minutes. Un concept qui a su séduire le premier groupe français dans l'aménagement de loisirs indoor Altiplano, qui vise à équiper d'ici cet été son tout nouveau parc de 35 00m2, situé à Dardilly, près de Lyon, avec le produit Arcadrone.

"Il s'agit d'un lieu situé en intérieur de plusieurs milliers de mètres carrés qui comprend plusieurs attractions, telles qu'un bowling, laser game, karaoké, etc", détaille Vincent Rigau, Ceo de Drone Interactive.

Cette première installation grandeur nature devrait ainsi permettre à la startup de valider le fonctionnement de son produit en conditions réelles, mais aussi de lui servir par la suite de showroom, pour doper ses premières ventes.

Une bonne nouvelle qui n'arrive pas seule puisque Drone Interactive a également remporté, en début d'année, le Concours d'Innovation de Bpifrance. Avec, à la clé, une enveloppe de 320 000 euros qui vise justement à lui permettre d'accélérer la commercialisation de son produit.

"En plus d'avoir réalisé une première levée de fonds de 170 000 euros issue de la love money à l'été dernier, nous avions déjà été lauréats de la bourse French Tech est obtenu une aide de BPI France et du CNC afin d'aider au développement de nos outils de réalité mixte. Au total, l'ensemble des aides et prêts bancaires que nous avons reçus s'élèvent à près d'un million d'euros", détaille Vincent Rigau.

Face à un cycle de développement gourmand en investissements, qui comprend plusieurs briques technologiques (drones et équipements, logiciels, système de recharge de batterie...), la jeune pousse anticipe déjà une seconde levée de 500 à 600 000 euros d'ici fin 2020 afin d'accélérer sa production en série pour entrer sur les marchés étrangers (Amérique du Nord et Asie).

Des discussions auraient d'ailleurs déjà été amorcées en ce sens avec des associations de business angels de la région.

2,5 millions d'euros d'ici 2020

Fondée en janvier 2018, Drone Interactive s'appuie sur 15 années de R&D menées au sein du laboratoire GIPSA-Lab (une unité mixte du CNRS, de Grenoble-INP et de l'Université Grenoble Alpes), qui lui ont notamment permis de développer des briques technologiques, telle que son système anticollision.

La startup, qui devrait passer de sept à une douzaine de collaborateurs d'ici la fin de l'année, se fixe pour objectif de signer trois premières commandes d'ici fin 2019 (soit 450 000 euros), pour passer ensuite à un rythme plus soutenu d'une commande mensuelle l'an prochain (soit 2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires).

Pour cela, elle sera présente lors du salon IAAPA Expo Europe 2019 (anciennement Euro Attractions Show) qui se déroulera en septembre prochain à Paris.

"Nous discutons actuellement avec près de 150 prospects, que nous tenons au chaud. On sait que ce qui va faire bouger les choses est qu'ils puissent discuter avec un premier exploitant", glisse Vincent Rigau.

Avec une cible principale : "Notre marché est avant tout le secteur du loisir « out of home », qui est composé dans un premier temps de parcs de loisirs multiactivités, de parcs proposant des formules d'hébergement sur un week-end (Center Parcs, etc) ainsi qu'à moyen terme, de parcs d'attractions de petite et moyenne taille comme Walibi", affiche le Ceo, qui ne cache pas non plus son intérêt pour les galeries commerciales, désormais friandes d'offres dédiées aux loisirs.

Essentiellement tournées vers les installations indoor, la startup ne s'interdit pas de s'ouvrir, dans un second temps, au marché de l'outdoor. Et table pour cela sur un business model associant la vente, l'installation et la maintenance de son équipement, qui comprend non seulement les drones, le système d'exploitation ainsi que de recharge de batteries des drones, mais aussi les consommables (lunettes, etc).

Sa concurrence directe ? Le milieu des drones parcs, où plusieurs acteurs proposent déjà des initiations au pilotage de drones, mais avec l'encadrement d'un animateur.

"Il n'existait jusqu'ici pas de solution clé en main comme la nôtre, proposant, de plus, un aspect multijoueurs", confie Vincent Rigau.

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