Pourquoi l'isérois ARaymond s'allie avec le pyrénéen Arelec

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L'entreprise grenobloise ARaymond, spécialisée dans les solutions d'assemblage et de fixation, souhaitait notamment développer des solutions de fixation rapide et démontables pour le marché de l'automobile.
L'entreprise grenobloise ARaymond, spécialisée dans les solutions d'assemblage et de fixation, souhaitait notamment développer des solutions de fixation rapide et démontables pour le marché de l'automobile. (Crédits : DR)
Avec ses 1,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires et ses 7 200 collaborateurs au sein de 25 pays, ARaymond est une PME familiale iséroise qui ne cesse de se transformer. Après avoir entrepris un virage vers l’automobile, l’inventeur du bouton à pression vient de développer un nouveau partenariat qui s’apprête à déboucher sur la création d’une co-entreprise avec une autre société familiale, basée dans les Pyrénées-Atlantiques.

Experte dans les solutions d'assemblage et de fixation depuis sa création en 1865, l'entreprise grenobloise ARaymond œuvre aujourd'hui sur plusieurs marchés que sont l'automobile, la santé, le photovoltaïque, l'industrie, l'appareillage électrique, et l'agriculture.

Une diversification amorcée depuis une dizaine d'années, conduite par la volonté du groupe de développer de nouveaux savoir-faire alors que l'automobile représente encore près de 90% de son chiffre d'affaires (1,2 milliards d'euros), à travers la fourniture de solutions d'assemblage, de fixation et de connectique pour les constructeurs et équipementiers.

C'est en recherchant des partenaires en vue de développer davantage de solutions en matière de clivage, collage et connectique qu'ARaymond a trouvé son futur partenaire, avec l'aide de certains clients.

"Nous avons commencé des discussions et le partenariat s'est conclu assez rapidement. Il s'agit d'une entreprise qui a également un fort caractère familiale et patrimoniale (aujourd'hui détenue par le fonds d'investissement Ciclad et par la famille Donjon, NDRL)", glisse Antoine Raymond, pdg d'ARaymond.

Selon lui, ce partenariat signé avec Arelec - qui enregistrait en 2018 un chiffre d'affaires de 17 millions d'euros pour 180 salariés en France - s'inscrit dans une volonté d'élargir les compétences de la PME iséroise en matière d'assemblage et de fixation au domaine du magnétisme, en vue de développer des solutions de fixation rapide, démontables pour le marché de l'automobile notamment.

Car l'isérois entrevoit notamment des perspectives de marché dans le développement de l'auto-partage et des véhicules autonomes, qui nécessiteront d'après lui demain une plus grande modularité des habitacles en fonction du besoin des utilisateurs.

"Cette technologie nous permet de déplacer ou de fixer des objets rapidement dans le cockpit, de déplacer ou moduler certains espaces, ce qui correspond bien au contexte de la voiture autonome où l'on peut imaginer des éléments de confort et d'hygiène que l'on peut avoir à déplacer", souligne-t-il.

Vers la création d'une coentreprise

"A travers cet accord, nous mettons en place un partenariat en matière de conception et d'industrialisation et nous rachetons également à Arelec son activité de fixation magnétique pour l'automobile, qui est principalement constitué d'un fonds de commerce et de moyens de production que l'on continuera à sous-traiter à Arelec", précise Antoine Raymond.

Ce partenariat amènera également la création d'une coentreprise d'ingénierie avec Arelec, dans le nom n'a pas encore été divulgué, où les deux partenaires se partageront 50 % des investissements chacun, soit près de 2,4 millions d'euros au total. D'après lui, cette nouvelle structure comprendra une vingtaine de personnes dédiées et sera basée à Pau, près des locaux d'Arelec.

Les deux partenaires ce serait même déjà accordés sur la répartition des fonctions de gouvernance, avec un président de la nouvelle entité qui serait assurée par un collaborateur d'ARaymond, tandis que la direction serait confiée un membre de la famille Donjon.

"Nous avons créé une structure commune sur laquelle partager les charges, les coûts de fonctionnement et les investissements, ainsi que les ressources et les moyens techniques", affiche le dirigeant d'ARaymond, qui précise que les deux sociétés pourront ensuite être clientes de cette entreprise.

"Arelec travaille notamment sur des développements liés à l'automobile mais aussi sur un volet électronique comprenant des capteurs et des actionneurs tandis que de notre côté, nous aimerions développer des applications à des fins d'assemblage".

Un coup d'accélérateur commun

Et dans le domaine des partenariats, l'isérois n'en est pas à son coup d'essai.

"Nous avions commencé en 1998 par développer un partenariat avec une société allemande du domaine de la fixation, visserie et boulonnerie, Kamax, qui nous a conduit à cofonder une société de services liée à l'assemblage et à la fixation, FACIL", résume Antoine Raymond.

Même idée avec un autre partenaire historique du groupe, le spécialiste de la connectique électronique Radiall, qui a également signé un partenariat en 2012 dans le but de commercialiser de nouveaux produits de connectique pour l'automobile.

"Lorsqu'un partenariat fonctionne, il s'agit d'un véritable coup d'accélérateur, et d'une manière intelligente de créer de la valeur en comptant sur les forces de chacun. Dans le cas d'Arelec, sa principale force se situe dans le domaine de la conception des systèmes magnétiques, tandis que de notre côté, nous étions déjà présents sur le marché l'automobile au niveau mondial", ajoute-t-il.

Une complémentarité à jouer qui permettrait, d'après le dirigeant isérois, de créer de la valeur pour chacune des deux parties "de manière souvent plus rapide et plus forte qu'en réalisant une acquisition".

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a écrit le 21/05/2019 à 9:24 :
je me permets de corriger l'orthographe, mais ce serait mieux que vous fassiez relire avant de publier

un fort caractère familiale et patrimoniale (aujourd'hui détenue par le fonds...
Qui est-ce qui est familial ou patrimonial c'est le caractère donc pas de "e"

son activité de fixation magnétique pour l'automobile, qui est principalement constitué d'un fonds de commerce et de
Qui est-ce qui est constitué, c'est l'activité, donc il faut un e à constitué(e)

Les deux partenaires ce serait même déjà accordés
2 fautes possessif et pluriel : (s)e serai(en)t)
a écrit le 21/05/2019 à 9:24 :
je me permets de corriger l'orthographe, mais ce serait mieux que vous fassiez relire avant de publier

un fort caractère familiale et patrimoniale (aujourd'hui détenue par le fonds...
Qui est-ce qui est familial ou patrimonial c'est le caractère donc pas de "e"

son activité de fixation magnétique pour l'automobile, qui est principalement constitué d'un fonds de commerce et de
Qui est-ce qui est constitué, c'est l'activité, donc il faut un e à constitué(e)

Les deux partenaires ce serait même déjà accordés
2 fautes possessif et pluriel : (s)e serai(en)t)

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