Un nouveau site isérois pour la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes

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Le futur siège grenoblois de la Caisse d'Epargne Rhône Alpes
Le futur siège grenoblois de la Caisse d'Epargne Rhône Alpes (Crédits : DR)
Alors que la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes (CERA) vient de présenter ses résultats financiers, il a en parallèle posé la première pierre de son futur site isérois, qui s’installera à compter de 2021 au sein du quartier Bouchayer-Viallet. Avec un objectif : réaffirmer Grenoble comme une place forte au sein de l’écosystème rhônalpin.

Début 2021, s'ouvrira un nouveau chapitre pour la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes. Après une présence historique dans la capitale des Alpes, avec ses deux bureaux administratifs des sites Hébert et de la Poterne, le groupe bancaire (qui affiche un résultat net de 162,4 millions d'euros en 2018 pour 3 000 collaborateurs à l'échelle du territoire) a décidé de regrouper ses 340 collaborateurs isérois sur un même site, dans le quartier en devenir de la ZAC Bouchayer-Viallet.

Une manière de leur proposer également de nouveaux bureaux, plus modernes, qui misera sur la qualité des espaces de travail.

"Il s'agissait non seulement d'offrir aux salariés un meilleur cadre de vie, mais aussi de disposer d'une vitrine à Grenoble qui amène de l'attractivité", souligne Alain Denizot, président du directoire de la Caisse d'Epargne Rhône Alpes.

Alors que le groupe possède déjà des locaux emblématiques à Lyon, à travers la tour Incity, ce dernier a voulu donner à Grenoble une image similaire, avec son futur bâtiment "Alpes city", qui comprendra un bâtiment HQE de six étages qui représentera une surface totale de 5 500 m² de bureaux, assorti d'un jardin de 1 500 m². Une opération, dont la maîtrise d'ouvrage a été confiée au cabinet lyonnais 6ème Sens Immobilier, pour un budget global de près de 10 millions d'euros.

"Ce site nous permettra d'accueillir nos 340 collaborateurs, mais nous permettra de disposer d'une capacité supplémentaire pouvant aller jusqu'à 460 personnes au total", ajoute Alain Denizot.

Alors que le chantier aura pris presque un an de retard, en raison des contraintes liées au PPRI, la livraison est désormais fixée pour le troisième trimestre 2020.

Une implantation dans les territoires

"Nous avons décidé de conserver une implantation historique à Grenoble, car même si nous sommes un pays centralisé, qui veut que tout soit tourné vers Paris, notre ADN demeure au niveau des territoires", illustre Michel Manent, président du conseil d'administration de la CERA.

Avec ses 15 agences sur l'agglomération de Grenoble, et plus largement ses 48 agences à l'échelle iséroise, le département représente près de 15% des implantations de la CERA.

"Sans oublier que Grenoble représente pour nous une métropole importante et une ville qui ouvre sur l'économie de la montagne. Nous avons, dans notre portefeuille client, près de 70% des principales stations iséroises", ajoute Alain Denizot.

A Grenoble, le groupe bancaire adresse ainsi une clientèle hétérogène, "allant des TPE, PME jusqu'aux grands groupes", avec la présence d'entreprises technologique et innovantes. Il a même mis sur pied une agence dédiée aux startup innovantes ainsi qu'un incubateur, qui regroupe une dizaine de startups.

Bouchayer-Viallet, un quartier en devenir

Situé à deux pas de la Presqu'île et du quartier de la gare, la ZAC Bouchayer-Viallet se présente comme "un écoquartier d'affaires de 14 hectares", labellisé en 2013, géré par la SEM InnoVia, la Société d'Economie Mixte d'aménagement de la Métropole grenobloise.

Il regroupe ainsi près de 60 000 m2 de bureaux et 3 000 m2 de commerces, mais aussi des équipements collectifs (Chambre des Métiers, hôtel d'activité pour entreprises innovantes, etc) et culturels (salle de concert de la Belle Electrique ainsi que le Centre National d'Art Contemporain, Le Magasin).

Le quartier, facilement accessible, bénéficiant d'une bonne image et qui héberge une trentaine d'entreprises du numérique (dont Atos, Bonitasoft, UshareSoft, La Bonne Agence, Wizbii, etc) ainsi que le siège grenoblois du cabinet d'architecte Groupe 6, a su séduit le groupe bancaire.

"Bouchayer-Viallet était un site avec de multiples avantages : sa proximité de la gare, de l'A480, du foncier disponible et une belle visibilité", souligne Alain Denizot.

"Il s'agit d'un quartier qui s'est beaucoup développé et qui a repris de la vitalité à travers différentes opérations", ajoute le maire de Grenoble, Eric Piolle. Ce dernier cite notamment en exemple le groupe ARaymond, qui dispose d'un site administratif non loin de là depuis le XIXe siècle, mais aussi des projets en cours comme celui de la Halle Rebatet, qui a accueilli récemment de nouvelles Scops.

"Ce secteur constitue de plus en plus le prolongement de la Presqu'île, qui commence à connaître une forme de pénurie foncière", ajoute-t-il.

Quant aux anciens locaux de la CERA, situés rue Hébert et chemin de la Poterne, une réflexion serait en cours en lien avec les services de la ville et de la métropole.

"Une réflexion est engagée sur le devenir de ces sites, afin de répondre aux nouveaux besoins de la ville de demain", a indiqué le président de la métropole de Grenoble, Christophe Ferrari, sans pour autant apporter encore de précisions à ce stade.

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