Logements neufs  : des années difficiles en perspective à Lyon

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(Crédits : (Crédits : Laurent Cerino / ADE))
Les mises en ventes devraient être bien inférieures à la demande lors des deux prochaines années dans la métropole de Lyon. Les prix devraient donc encore grimper.

Entre un PLUH (plan local d'urbanisme de l'habitat) pas encore adopté, du foncier très rare et très cher et une demande soutenue, les promoteurs immobiliers peinent à voir le bout du tunnel qui les mènera vers des jours meilleurs. En attendant, faute de pouvoir produire autant de logements que le marché de l'agglomération lyonnaise est capable d'en absorber, les temps sont difficiles. Surtout pour les acquéreurs qui ont dû débourser l'an dernier en moyenne 4403 euros du m2, soit 3.7% de plus qu'en 2017, pour acquérir un logement neuf sur le territoire de la métropole de Lyon.

Peu de mises en vente en vue

2019 devrait être sur la même tendance, car la demande reste forte et les mises en ventes ne suivent pas.

Nous ne sommes plus en capacité de renouveler l'offre. Au global, il reste quand même des logements à commercialiser, mais la situation est très disparate entre les territoires et surtout, nous ne mettons pas sur le marché autant de logements que l'on pourrait en vendre ", explique Eric Verrax, le président de l'observatoire immobilier du CECIM.

L'an dernier, les mises en vente ont baissé de près de 20% à Lyon et Villeurbanne et les réservations de 15%. De fait, l'offre disponible permet à peine plus de 9 mois de commercialisation avec 3182 logements, quand elle était encore aux alentours de 11 mois il y a un an. Quant aux mises en vente, elles ont été de 3324 en 2018, ce qui représente une baisse de 27% sur un an.

Du mieux dans deux ans ?

Face à ce constat, l'exécutif de la Métropole cherche à rassurer.

Il est déjà rassurant de bénéficier d'un marché dynamique. Nous allons prochainement pouvoir remettre du foncier sur le marché à travers des ZAC et des PUP (projet urbain partenarial, ndlr), ce qui permettra de retrouver des valeurs de foncier moins élevées. Certes, 2019 devrait être encore un peu tendue et 2020 sera une année d'élection donc toujours un peu compliquée », analyse Michel Le Faou, le vice-président de la métropole en charge de l'urbanisme et du logement.

D'ici là, les acteurs du logement neuf tablent encore sur une demande soutenue, même si en 2018, les réservations (hors ventes en blocs) ont diminué de 14%.

Le chiffre des réservations baisse depuis deux ans, mais il se maintient à un niveau relativement élevé ", observe Eric Verrax du Cecim.

L'année 2019 sera-t-elle plus difficile ? Les 317 réservations enregistrées en janvier, (contre 474 en janvier 2018) et les 164 mises en ventes du mois dernier (704 en janvier 2018) semblent plaider dans ce sens.

Les chiffres clés du logement neuf en 2018 dans la métropole de Lyon

Ventes de logements en collectif : 4087 logements (baisse de 14%).

Ventes en bloc : 1009 logements (baisse de 39%).

Offre disponible : 3182 logements (baisse de 20%).

Mises en ventes : 3324 logements (baisse de 27%).

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