Attractivité : la grande agglomération lyonnaise attire toujours plus d'entreprises

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Le retour de l'industrie : l'un des points forts de l'année 2018 en matière d'implantation d'entreprises sur la grande agglomération lyonnaise
Le retour de l'industrie : l'un des points forts de l'année 2018 en matière d'implantation d'entreprises sur la grande agglomération lyonnaise (Crédits : DR)
116 entreprises se sont implantées l'an dernier entre le bassin stéphanois et le nord Isère. L'agence de développement économique de la région lyonnaise (Aderly), à la manœuvre pour attirer et faciliter ces implantations, se félicite notamment du retour en force des industriels.

L'année 2017 n'avait pas été un excellent cru avec un léger tassement du nombre d'entreprises ayant élu domicile dans l'agglomération lyonnaise, mais 2018 est bien meilleure.

En effet, au-delà de la bonne performance en matière d'entreprises accueillies (116 contre 103 en 2017), l'Aderly retient la qualité des dossiers menés à terme et leur diversité.

"Les entreprises qui s'installent offrent de plus en plus d'emplois, c'est une vraie satisfaction", souligne Jean-Charles Fodis, directeur exécutif de l'Aderly.

Ainsi, ces 116 arrivantes estiment qu'elles sont en mesure de créer plus de 2 550 emplois sur les trois prochaines années, soit une progression de 18% au regard de l'an dernier.

Le retour de l'industrie

L'autre point de satisfaction vient des industriels qui signent un retour en force.

"Nous avons accompagné 32 dossiers du secteur de l'industrie, contre 15 en 2017. Lyon confirme sa place de première métropole industrielle", se félicite Jean-Charles Fodis.

D'autant que plus de 300 emplois à trois ans sont à la clé de ces implantations. Ce retour ne grignote pas de parts au tertiaire, toujours très présent avec 43 nouvelles installations programmant 762 créations d'emplois, ni au numérique qui représente toujours le potentiel majeur d'emplois (893) à travers 33 entreprises nouvelles. Enfin, les cleantechnologies et les sciences de la vie, des bastions forts du tissu économique local, continuent leur développement avec, respectivement, 8 et 10 implantations.

Autant de signaux favorables au développement économique de la grande agglomération, car en 2018, 17 implantations se sont faites sur des territoires extérieurs à la métropole. Le fruit du partenariat impulsé par la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne et désormais bien rodé entre Lyon et l'agglomération stéphanoise au sein de l'Aderly.

Le grand international a désormais Lyon dans son viseur

Ces implantations sont de plus en plus issues de sociétés venues de loin, en témoignent les 51 entreprises à capitaux étrangers que l'agence a convaincu en 2018. Parmi lesquelles figurent 7 sociétés chinoises.

"La Chine a été un axe fort de prospection l'an dernier. Nous avons notamment créé une équipe de trois personnes dédiée à l'Asie et ce travail porte ses fruits", contextualise le directeur de l'Aderly.

L'Asie et plus globalement le grand international, qui supplante désormais l'Europe sur l'origine des entreprises accueillies, resteront des axes forts cette année encore, mais le Brexit donne des velléités aux prospecteurs lyonnais.

"Nous avons pris le parti d'attendre pour voir comment les choses vont s'organiser et se stabiliser, nous allons maintenant prospecter plus intensivement en Grande-Bretagne", annonce Jean-Charles Fodis.

Maintenir les facteurs d'attractivité au top

Bien décidés à voir encore plus d'entreprises choisir leur territoire pour s'implanter ou se développer, les acteurs économiques partenaires de l'Aderly s'affèrent pour maintenir l'attractivité de leurs territoires.

"Nous faisons venir des entreprises pour qu'elles restent, nous les accompagnons et nous continuons à agir pour améliorer notre offre", défend Emmanuel Imberton président de la CCI Lyon métropole Saint-Etienne Roanne.

La mobilité semble être l'enjeu qui s'impose comme un élément clé pour attirer encore plus d'entrepreneurs. A ce titre, l'A45 entre Lyon et Saint-Etienne est toujours un dossier sur lequel la CCI ne veut pas s'avouer vaincue. Le réseau des transports en commun de proximité, piloté par le Sytral, est lui aussi un enjeu majeur pour convaincre les chefs d'entreprise de choisir Lyon et son agglomération.

Au-delà des transports, le président de la métropole de Lyon estime que la bataille de l'attractivité se gagnera aussi avec des infrastructures d'enseignement, de recherche, et d'accompagnement.

"Le H7 qui ouvrira dans quelques semaines sera un élément qui contribuera grandement à renforcer notre attractivité", est convaincu David Kimelfeld, le président de la métropole de Lyon.

Reste bien sûr la qualité de vie lyonnaise et la gastronomie qui contribuent à faire pencher la balance des entrepreneurs en faveur de Lyon.

"Nous allons faire en sorte que tout cela soit encore au rendez-vous dans les années qui viennent", lance David Kimelfeld.

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