Budget  : la Métropole maintient son cap

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(Crédits : Métropole de Lyon)
Des dépenses contenues, des recettes portées par la dynamique des droits de mutation devraient permettre à la Métropole de rester sur une trajectoire budgétaire maitrisée sans recourir à l'augmentation de la fiscalité, ni trop s'endetter. Et ce, sous le joug nouveau de la contractualisation avec l'Etat.

Pour son premier exercice contraint par la contractualisation avec l'Etat, la métropole de Lyon garde son cap pour son budget 2019.

"C'est un exercice nouveau. Il nous oblige, mais nous allons tenir le cap sans dégrader le service public", assure David Kimelfeld, président de la Métropole.

Le cap tient en un chiffre : ne pas dépasser 24 millions d'augmentation de dépenses. L'action sera donc portée sur les dépenses de fonctionnement qui resteront stables voire baisseront, à l'exception des dépenses sociales pour lesquelles la Métropole prévoit une enveloppe supplémentaire de 16 millions. Au global, les dépenses devraient atteindre 2.031 milliards en 2019.

"La Métropole fait le choix d'appliquer un cadrage budgétaire volontariste afin de respecter strictement  le contrat de maîtrise de l'évolution des dépenses contractualisé avec l'Etat", insiste Richard Brumm, le vice-président en charge des finances.

Du côté des recettes, la Métropole prévoit une progression de 1% des recettes fiscales sans pour autant bouger ses taux, ainsi qu'une hausse des montants perçus au titre des droits de mutation.

Enfin, pour la deuxième année consécutive, la dotation de l'Etat restera stable à 469,2 millions. Les grands équilibres seront donc maintenus, avec à la clé quelques sujets sensibles en passe d'être réglés, si l'on en croit le président de la Métropole.

La fin du serpent de mer TEOM

Le premier d'entre eux vise bien évidemment le taux des taxes d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) retoqués chaque année par le tribunal administratif depuis 2011. Pour l'instant sans grande conséquence sur la collectivité lyonnaise, puisque l'Etat prenait les dégrèvements à sa charge.

"Il faut que l'on ait réglé définitivement cette question en 2019. Je veux que l'on arrive à une position claire et transparente en 2019", explique David Kimelfeld rappelant qu'une commission planche sur ce sujet.

"Cela passera sans doute par une baisse des taux", ajoute le président.

Reste à parvenir à concilier ce manque à gagner avec le maintien de la qualité de la collecte.

Les investissements vont s'accélérer

L'autre point sur lequel l'urgence est de mise vise les investissements : 3,5 milliards ont été budgétés au titre de la Programmation pluriannuelle des investissements ont été votés à l'échelle du mandat, mais jusque là les engagements des premiers exercices restaient faibles.

"C'est bien normal, beaucoup de maires nouveaux ont été portés aux responsabilités lors du dernier scrutin, il faut que les choses se mettent en place", note David Kimelfeld.

Sur le budget 2018, 550 millions d'euros ont été engagés au titre des investissements. Pour 2019, le montant passera à 750 millions.

"D'ici mars 2020, les trois-quarts des opérations prévues à la PPI auront été engagées," assure le président.

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