Quel avenir pour la filière hydroélectrique iséroise ?

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(Crédits : © EDF - Dominique Guillaudin)
Berceau de la Houille blanche, mais aussi de nombreux barrages, l’Isère est l’un des poumons français en matière d’hydroélectricité. Alors que la branche Hydro de l’un des principaux acteurs du secteur, General Electric, est visée depuis plusieurs mois par un plan social, les représentants de la filière hydroélectrique s'arment pour affronter ce marché d’avenir, mais fortement concurrentiel.

Première source d'électricité renouvelable, l'hydroélectricité représente aujourd'hui entre 11 et 14 % de la production électrique française. Avec 20 700 emplois générés à travers l'Hexagone, la région Auvergne Rhône-Alpes, et notamment l'Isère, constituent des poids lourds : le département héberge pas moins de sept entreprises leaders de la filière, ainsi qu'un écosystème de startups et PME.

Alors que la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 souhaite faire grimper la part des énergies renouvelables à 40% d'ici 2030 (contre 16,8 % aujourd'hui), quel est l'avenir de ce marché, qui pâtit notamment d'une concurrence forte au niveau mondial, mais aussi d'une réglementation jugée lourde par ses principaux acteurs ?

Depuis plusieurs années, le marché européen, plutôt mature, se situerait en perte de vitesse face aux pays émergeants où l'ensemble des installations reste encore à mettre en place. S'il existe tout de même encore quelques projets d'envergure en France, tels que celui de la centrale de Romanche-Gavet, le plus gros chantier hydroélectrique français - destiné à remplacer cinq barrages et six centrales -, ou encore l'aménagement de la...

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