[1/7] A Montbrison, priorité à l’habitat de centre-ville

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L'hôtel-de-ville de Montbrison.
L'hôtel-de-ville de Montbrison. (Crédits : DR)
222. C'est le nombre de petites et moyennes villes retenues dans le cadre du plan national "Action cœur de ville" présenté par le gouvernement fin mars 2018. Ce plan de 5 milliards d'euros mobilisés sur 5 ans vise à redonner de l’attractivité et du dynamisme aux centres de ces villes. Dès ce printemps, elles devront mobiliser les acteurs de leur territoire pour proposer un projet transversal, intégrant toutes les dimensions de revitalisation des centres-villes (habitat, commerce, transports, etc.) et ainsi pouvoir signer la convention qui leur permettra d'accéder aux précieux fonds. Parmi les villes sélectionnées, 24 sont implantées en Auvergne-Rhône-Alpes. A l'heure de l'état des lieux et des diagnostics indispensables, zoom sur quelques cités emblématiques, plus ou moins touchées par un commerce moribond, un habitat déserté et une offre globale de services inadaptés aux besoins actuels. Direction Montbrison, dans la Loire. Premier volet de notre série consacrée à la revitalisation et l'attractivité des centres-villes de la région.

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Avec 300 commerçants pour moins de 16 000 habitants, Montbrison est probablement une des petites villes du Forez les plus dynamiques commercialement.

Conscient de cette force, Christophe Bazile, son maire, a décidé depuis son élection en 2014, de capitaliser sur l'attractivité historique de sa ville sur les communes environnantes.

Six millions d'euros ont ainsi été investis depuis 2014 dans des travaux de centre-ville. C'est l'équivalent d'une année totale d'investissement pour le budget de Montbrison.

Au menu : la création de 300 places de stationnement, la mise en place de terrasses surplombant le Vizezy (sous-affluent de la Loire traversant la commune), la rénovation de toutes les grandes places et de l'artère centrale commerciale etc.

Il a même fait voter en février 2017 une taxe sur les friches commerciales, mesure adoptée à l'unanimité de son conseil municipal (8 abstentions). Elle concernerait une quinzaine de propriétaires laissant leurs locaux commerciaux de centre-ville à l'abandon, dégradant ainsi fortement l'image de marque de Montbrison. La taxe atteint 600 euros par an pour un local de 50 m².

Malgré ces actions, Christophe Bazile reste inquiet.

"Nos commerces et nos marchés attirent des visiteurs venant de tous les alentours. La vie commerciale est riche c'est vrai, mais nous sentons qu'une fragilité est en train de s'installer. Elle est liée à la dégradation de l'habitat dans notre centre-ville. Il ne correspond pas aux normes d'aujourd'hui. Nous constatons beaucoup trop de vacance (chiffre non communiqué NDLR). Or, nous ne disposons pas vraiment de moyens d'actions sur cette problématique".

L'édile a donc sauté sur l'occasion de l'appel à projet "Action cœur de Ville", plan gouvernemental dont un des pans principaux est justement l'habitat.

"Nous avions désespérément besoin de leviers pour agir. Cœur de Ville va nous donner ces possibilités", souligne Christophe Bazile

Opérationnelle en 2019

Pour décrocher les budgets du plan, Montbrison va d'abord mandater un cabinet spécialisé pour réaliser une étude complète de son centre-ville : habitat, rénovation, mobilier urbain, énergies, déplacements, habitudes des consommateurs.

L'investissement est estimé à 50 000 euros environ. Le cahier des charges sera établi par les services de la communauté d'agglomération Loire Forez. Le diagnostic sera établi courant 2018.

"Nous serons ainsi opérationnel dès 2019, en mode projets, comme demandé par le gouvernement !", promet Christophe Bazile.

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