Métropole du futur : quand la ville doit devenir inclusive

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(Crédits : iStock)
Alors que la moitié de la population mondiale vit en zone urbaine, repenser la ville est devenu un enjeu pour les métropoles de demain. Jusqu'alors source d'exclusion, la cité doit se repenser pour générer davantage d'inclusion. À Lyon, acteurs privés et publics innovent afin de bâtir une ville intelligente au service du citoyen.

En 2013, l'association Vrac se donne un objectif : que les habitants des quartiers prioritaires de l'agglomération lyonnaise puissent avoir accès, malgré la barrière de l'argent, à des aliments de qualité, issus de l'agriculture biologique ou équitable. "Nous voulons construire avec les gens, faire en sorte qu'ils deviennent acteurs du territoire", résume Boris Tavernier, initiateur du projet. En somme, édifier une ville inclusive.

Pourtant, les deux termes semblent, a priori, ne pas aller de pair. Dans des cités mondialisées, métropolisées, "on a beaucoup fait pour l'attractivité, explique Loïc Bonneval, maître de conférences en sociologie à l'université Lyon 2. Mais cela a engendré une mise à l'écart des populations les plus pauvres, et des difficultés pour se loger." Michel Lussault, géographe et professeur des universités à l'ENS Lyon, confirme : "Il existe un désenchantement face à la mondialisation. On a cru qu'elle permettrait le fameux 'trickle down' [répartition des richesses, NDLR], mais cela n'a pas été le cas."

Un tissu économique qui se mobilise

Cependant, si après avoir été génératrice d'exclusion, la ville engendrait cette fois-ci l'inclusion ? C'est en tout cas...

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