Culture : la scène grenobloise MC2, un navire à la dérive ?

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(Crédits : Wikimedia)
La MC2, l'une des plus grandes scène nationale de France, vient d’être épinglée par la Cour régionale des comptes. Placée sous statut d’établissement public de coopération culturelle (EPCC), la gestion de la MC2 est pointée du doigt, alors même que la métropole de Grenoble vient de se doter, depuis le 3 novembre dernier, de la compétence culturelle.

Un modèle économique qui pose question, à l'heure même où la structure s'apprête à passer aux mains de la métropole de Grenoble. Dans son dernier rapport, la Chambre régionale des Comptes Auvergne Rhône-Alpes a passé au crible les comptes de la MC2 entre 2004 et 2014, et le constat se veut pour le moins inquiétant.

Dirigée depuis 2013 par Jean-Paul Angot, la MC2 organise près de 250 représentations par saison consacrées au théâtre, à la danse et à la musique et accueille plus de 110 000 spectateurs. Dotée d'un budget de 13 millions d'euros en 2014, elle a fusionné en 2014 avec le Centre dramatique des Alpes, conduisant ainsi à l'éviction de son directeur, le metteur en scène Jacques Osinski, sur décision de la ville de Grenoble et du ministère de la Culture.

Or, c'est justement l'un des points dénoncés par les magistrats, qui ont audité les comptes. "Le centre dramatique national des Alpes a fusionné début 2014 avec la MC2 dans des conditions critiquables, notamment en ce qui concerne les avantages financiers consentis à l'ancien directeur et à sa compagnie", estime le rapport.

"Une absence d'objectifs"

La présidente de la Chambre régionale des comptes, Catherine de Kersauson,...

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