Aéroports de Lyon : début de la privatisation en février

Par Acteurs de l'économie  |   |  499  mots
Le processus de privatisation devrait être achevé d'ici la fin de l'année 2016. (Crédits : Aéroports de Lyon)
Le processus de privatisation de Aéroports Lyon-Saint-Exupéry débutera au mois de février, avec le lancement des appels d'offres. Selon les informations de Reuters, le fonds Cube s'est allié à l'aéroport de Genève pour les enchères sur le site lyonnais.

Le gouvernement prévoit de lancer en février les appels d'offres pour la privatisation des aéroports de Nice-Côte d'Azur et de Lyon-Saint Exupéry une fois que les cahiers des charges auront été finalisés fin janvier, a dévoilé vendredi 8 janvier l'agence de presse Reuters qui cite des sources proches du dossier.

"L'idée est de finaliser les cahiers des charges à la fin du mois de janvier pour un lancement des appels d'offres probablement en février", a dit l'une des sources. "L'objectif est de finaliser ces opérations pour la fin de l'été."

Le ministère de l'Économie souhaitait initialement lancer la privatisation des deux aéroports avant fin 2015 mais le processus a été reporté à début 2016 en raison notamment des élections régionales de décembre. L'opération devrait être bouclée d'ici à la fin de l'année.

Augmentation des droits de trafics

Après la vente, fin 2014, de près de 50% du capital de Toulouse-Blagnac, le gouvernement a décidé l'an dernier de mettre en vente ses participations de 60% au capital des aéroports de Lyon et de Nice. Parmi les autres actionnaires de la plateforme lyonnaise se trouvent la CCI de Lyon (25 % du capital), Région Rhône-Alpes (5%), Métropole de Lyon (5%) et Conseil départemental du Rhône (5%).

Pour rappel, lors des précédents échanges, les collectivités locales actionnaires ont souhaité l'introduction de plusieurs points clefs dans la rédaction du cahier des charges :

"Le point décisif c'est la garantie de l'ouverture de droits de trafic supplémentaires pour les compagnies aériennes. Tout ne doit pas passer par Paris et il faut un rééquilibrage sur le territoire. Saint-Exupéry est le 47e aéroport européen cela ne correspond pas à la taille de la future région Auvergne et Rhône-Alpes qui deviendra la 7e région européenne", plaidait en juillet 2015 Jean-Jack Queyranne, ancien président de la Région.

Des compagnies internationales, à l'instar d'Emirates, souhaitent une augmentation des fréquences.

L'aéroport de Genève sur les rangs

De nombreux groupes et fonds d'investissement spécialisés dans les infrastructures ont d'ores et déjà manifesté leur souhait de participer aux enchères, aussi bien pour le site niçois que lyonnais.

Selon l'agence de presse Reuters, le fonds Cube s'est allié à l'aéroport de Genève pour les enchères sur Lyon-Saint Exupéry. Nombreux sont les décideurs économiques et politiques qui plaident pour un rapprochement entre les deux infrastructures, tandis que la structure suisse multiplie les initiatives pour attirer les voyageurs de la région Auvergne Rhône-Alpes.

Lire aussi : Jean-Jack Queyranne : "Écarter Aéroport de Genève du capital d'Aéroports de Lyon serait une erreur historique"

Cependant, le groupe Aéroports de Paris (ADP) compte participer au seul appel d'offres sur l'aéroport de Nice. Cette décision était actée au mois de septembre 2015.

Ces privatisations pourraient rapporter à l'État jusqu'à 1,5 milliard d'euros.

(Avec Reuters)