Vins : quand Auvergne et Rhône-Alpes font cause commune

 |   |  498  mots
(Crédits : DR)
La cave coopérative Agamy et la maison de négoce Desprat unissent leurs forces pour assurer la promotion et la commercialisation des Beaujolais, Coteaux du Lyonnais, Côtes du Forez et Côtes d’Auvergne.

Alors que le rapprochement entre Auvergne et Rhône-Alpes n'est pas encore effectif, les vignerons de ces deux régions sont déjà en ordre de marche. Depuis quelques semaines en effet, Pierre Desprat, négociant à Aurillac dans le Cantal, démarche les bars, restaurants et hôtels avec une carte plus garnie.

5 millions de chiffre d'affaires

« Je milite pour une grande région Massif Central depuis longtemps, car nous sommes le premier metteur en marché des vins du Massif Central. Je me suis donc dit que la fusion d'Auvergne et de Rhône-Alpes était une belle opportunité pour que ces vins existent à Lyon », s'enthousiasme le négociant auvergnat, à la tête de « la plus vieille entreprise d'Auvergne », dirigée par sa famille depuis cinq générations.

Laquelle affiche cinq millions d'euros de chiffre d'affaires et emploie 25 personnes. Cette quête d'un opérateur rhônalpin l'a mis sur le chemin d'Agamy qui rassemble Signé Vignerons, les Vignerons foréziens, et la Cave des Coteaux du Lyonnais, soit quelque 500 vignerons représentant une vingtaine de millions d'euros de chiffre d'affaires.

Cap sur la complémentarité

Ces deux-là ce sont notamment découverts un point commun, le gamay qui est le cépage présent dans la quasi-totalité des vins qu'ils produisent et commercialisent. « Notre rapprochement est totalement cohérent. Il s'inscrit donc dans une logique territoriale, dans une logique de complémentarité des gammes et dans une logique métier puisque nous nous sommes producteurs alors que la maison Desprat est distributrice », explique Georges Monéger, directeur général d'Agamy.

Sans compter que si le négociant Cantalien est très présent sur le territoire national et spécialement à Paris auprès du réseau des Auvergnats de Paris, Agamy a-t-elle ses entrées hors du territoire, notamment aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et au Japon.

Le gamay a de l'avenir

En misant sur ces atouts, les deux acteurs entendent développer leurs ventes avec des produits promis selon eux à un bel avenir. « Les consommateurs recherchent de plus en plus des vins légers, nos vins sont exactement positionnés sur ce créneau. Ce sont des vins de copains qui correspondent aux tendances, il faut simplement le faire savoir », est convaincu Pierre Desprat. À l'entendre, plusieurs établissements parisiens "tendance" auraient d'ailleurs déjà ajouté le cépage gamay à leur carte. « Les gamay vont très vite regagner leurs lettres de noblesse », assure-t-il.

Une vitrine à Lyon fin 2016

Pour gagner en notoriété, les chantres du gamay ont également un autre projet. « Nous devons être forts sur nos territoires. Pour cela, il nous faut mettre nos vins en avant à Lyon très rapidement », explique Georges Monéger. Fin 2016, une boutique entièrement consacrée à la vente de vins issus du cépage Gamay va donc voir le jour à Lyon. « Nous avons deux emplacements en vue, l'un en Presqu'île, l'autre aux Halles de Lyon », dévoile Pierre Desprat. Cette vitrine ne sera surement pas la seule.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :