Tourisme  : Lyon joue la carte de la future grande région

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(Crédits : Grand Lyon)
Tous les indicateurs de la fréquentation touristique sont en hausse au premier semestre. Lyon se considère comme une bonne alternative à Paris, pour les étrangers, en particulier les Chinois, effectuant un deuxième voyage en France.

L'Office du tourisme et congrès de Lyon garde le cap, malgré les attentats de Paris et l'annulation de la Fête des Lumières. En attendant de pouvoir en évaluer plus précisément l'impact sur la fin d'année, OnlyLyon Tourisme se réjouit des bons résultats du premier semestre. Ils sont dopés par le succès du vol Emirates vers Dubaï, la création de la desserte directe Eurostar (Lyon-Londres) et l'ouverture du Musée des Confluences qui franchira le seuil des 800.000 visiteurs fin 2015. Autant de bonnes nouvelles stimulées par une campagne de promotion internationale « sans précédent ». Elle s'appuie, en particulier, sur le rôle d'ambassadrice de la gastronomie française pendant trois ans, jusqu'en 2017, décerné à Lyon par le Ministère des affaires étrangères.

Le réveil du mois d'août

Ainsi, le taux d'occupation des hôtels (totalisant 17.000 chambres) de l'agglomération atteint 65,4 % * et s'est amélioré de près de 4 % à fin août versus un an plus tôt. A 51,7 %, le RevPAR (revenu par chambre disponible) a, lui, progressé de 3,4 %, mais reste en dessous des 55 % de la moyenne des grandes villes européennes. Le nombre croissant de touristes en août (+ 27 % en 4 ans), jusqu'alors considéré comme un mois mort à Lyon, est « un bon indicateur de l'attrait de la ville », se félicite Jean-Michel Daclin, président de ONLYLYON tourisme et congrès.

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Des trophées pour valoriser les initiatives

L'ouverture du Lyon-Montréal, le 16 juin prochain, par Air Canada, est attendu avec impatience. Tout comme celle du Lyon Copenhague, opéré par Easyjet, car « les Scandinaves sont très friands de l'art de vivre à la française », reconnaît François Gaillard, dg de l'Office du tourisme métropolitain.

« Le produit Lyon a de l'avenir en tant que tel. Pour les Chinois qui viennent en France pour la deuxième fois, notre destination est une bonne alternative à Paris. Ils apprécient notre accueil », renchérit Jean-Michel Daclin.

Les trophées du Tourisme ONLYLYON, remis le 25 novembre prochain, veulent encourager  les initiatives des professionnels de ce secteur.

Destination d'excellence

Au-delà des trophées, 73 actions, organisées autour de 14 thématiques (accessibilité, transport, shopping..), ont été mises en place dans le cadre la démarche « ONLYLYON destination excellence ». Le pavillon de l'Office du tourisme, place Bellecour, donne le ton. Après trois mois de travaux (coût 250.000 euros) il s'est transformé «  en visite ouverte sur la ville. Nous avons déployé un écran de 10 mètres sur 2 qui présentent des images prise par un drone », raconte François Gaillard. Ce pavillon reçoit quelque « 600.000 visiteurs par an ». De nouveaux points d'informations touristiques labellisés ont vu le jour en gare de Perrache et à la mairie de Givors.

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Trois marques fortes

A coté du tourisme d'affaires, Lyon s'est inscrit désormais comme destination  « City Break », escapades européennes de deux jours, le week-end.

« Nous nous apercevons que le développement de séjours d'agrément plus longs est possible en profitant de la fusion Auvergne/ Rhône-Alpes, deuxième région touristique de France en volumes de nuitées marchandes * *», estime Jean-Michel Daclin.

Sur ce nouveau territoire, « 23 à 24 marques ont été recensées. Une stratégie marketing s'élabore autour des trois marques les plus fortes : Auvergne, Lyon, Savoie Mont Blanc ». Et les 2 CRT (Centres régionaux du tourisme) sont évidemment associés.

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7 millions d'euros de budget

L'office du Tourisme dispose d'un budget voisin de 7 millions d'euros, qui sera encore rogné de 6 %, l'an prochain. Quelque 2,5 millions d'euros proviennent de ses ressources propres : cotisations des 835 adhérents, visites guidées (140.000 personnes sur la période fin octobre 2014 fin octobre 2015) et vente de City Cards (30.000 sur les 9 premiers mois de 2015). Le solde de l'ordre de 4,5 millions est assuré par une subvention de la Métropole prélevée sur le produit de la taxe de séjour. A ce propos Jean-Michel Daclin attend que cette taxe soit étendue aux locations « Airbnb » au nom de l'équité. « Nous pourrions ainsi mieux contrôler ce mode d'hébergement touristique », dit il.

* source observatoire hôtelier de la CCI de Lyon avec la Métropole

* * 56 millions de nuitées

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