L'Ardèche se dit prête à accueillir les visiteurs de la Caverne

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Le panneau des insectes recouvert de calcite à la Caverne du pont d’Arc.
Le panneau des insectes recouvert de calcite à la Caverne du pont d’Arc. (Crédits : SYCPA)
Près de 350 000 visiteurs sont attendus chaque année à la Caverne du pont d'Arc, en Ardèche. Mais cela ne devrait pas bouleverser l'offre de lits touristiques. Le sud de l'Ardèche est en effet le territoire le plus fréquenté du département. Les professionnels sont prêts.

La Caverne du pont d'Arc a été inaugurée ce vendredi 10 avril à Vallon-pont-d'Arc (Ardèche), en présence de nombreuses personnalités, dont le président de la République François Hollande. Après 30 mois de travaux et un budget de 55 millions d'euros, cette "fausse" caverne est une réplique parfaite de la grotte Chauvet. Cette dernière, fermée au public, abrite le patrimoine pariétal le mieux conservé au monde et le plus abondant de l'époque aurignacienne, qui remonte à 36 000 ans. Le territoire, déjà dynamique, pourrait se voir ouvrir de nouvelles perspectives.

Une base solide

Avec 2,1 millions d'arrivées par an et 16,1 millions de nuitées, le tourisme est l'un des secteurs majeurs de l'économie du département. Près de 40 % de la fréquentation profite d'ores et déjà au sud de l'Ardèche. Le territoire, réputé pour les loisirs de plein air, dispose ainsi d'une offre déjà importante de lits touristiques.

"Les gorges de l'Ardèche propose déjà 35 000 lits touristiques (camping, hôtel, gîtes, chambres d'hôtes, etc.). La Caverne du pont d'Arc va attirer 350 000 visiteurs chaque année. Mais il n'y aura que 100 000 à 150 000 nouveaux visiteurs. Les autres viennent déjà en Ardèche", indique Gil Breysse, directeur de l'agence de développement touristique de l'Ardèche (ADT).

Depuis cinq ans, les hôteliers se sont donc préparés à accueillir ces nouveaux visiteurs. Les professionnels du tourisme ont investi dans des équipements afin d'attirer de nouveaux publics. L'ADT a également revu sa stratégie. Elle compte en effet s'appuyer sur cet espace de restitution, pour développer l'attractivité de l'ensemble du département et lutter contre la fracture touristique. L'organisme espère aussi que la fréquentation sera plus équilibrée à l'année.

"Nous sommes dans une stratégie de diffusion. D'autres projets touristiques ont vu le jour ces dernières années : la cité préhistorique à Rognac, plan de valorisation du Mont-Gerbier-de-Jonc, le Mastrou, musée archéologique d'Alba-la-Romaine ou encore l'espace découverte œnologique Neovinum à Ruoms", poursuit Gil Breysse.

Montée en gamme

Pour l'heure, l'offre en termes de lits touristiques est suffisante. Les espoirs sont aussi nombreux. Certains signes sont encourageants : des hôteliers reçoivent pour la première fois des réservations de touristes japonais ou canadiens ; des journalistes du monde entier couvrent également l'inauguration et l'ouverture de l'espace de restitution.

Cependant, la prudence reste de mise. Le nombre de visiteurs est pour le moment une estimation. Le territoire pourrait profiter de nouveaux investissements mais les porteurs de projets hésitent encore à se lancer. Certains se sont toutefois déjà manifestés, dans l'optique de construire des complexes hôteliers haut de gamme.

"Nous manquons d'hôtels haut de gamme sur le territoire. Un hôtel 4 étoiles serait idéal à Vallon-pont-d'Arc. Avec 70 à 80 chambres, il pourrait accueillir deux bus de tour-opérateurs", réagit Gil Breysse.

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Commentaires
a écrit le 10/04/2015 à 19:14 :
Il faut aussi visiter l' Ardéche des boutières, le vivarais, le coiron, le plateau du mont gerbier des joncs, etc et le faire en prenant son temps pour s' imprégner de ces paysages que nos ancêtres contemplés déjà il y a 30 000 ans.

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