Les Bruleurs de Loups, la référence du hockey en France

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(Crédits : Fabien Baldino)
Le club de hockey sur glace de Grenoble fait figure de modèle économique d'une discipline très peu médiatisée en France. Plus gros budget du championnat, plus grosse capacité d'espaces réceptifs VIP, un merchandising en croissance, omniprésents sur le web et les réseaux sociaux... Les Bruleurs de Loups dominent leur sport à tous les étages.

6 titres de champion de France, 3 Coupes de France, 4 Coupes de la Ligue, 3 trophées des Champions, une finale de Coupe d'Europe... Les Bruleurs de Loups détiennent l'un des plus beaux palmarès du hockey sur glace français. Cette réussite s'explique et s'appuie en grande partie sur des bases financières saines. Le club grenoblois possède le plus gros budget du championnat avec 2.4 millions d'euros. Un budget qui repose à 20 % sur les collectivités, 25 % sur la billetterie, 5 % sur le merchandising et 50 % sur les recettes privées. Ce dernier poste ayant presque doublé en 10 ans à contrario de la contribution des institutions.

"Nous nous sommes adaptés aux problématiques institutionnelles et avons parfaitement compris que notre croissance passait par le développement des contrats avec le privé", souligne Damien Liapis, le directeur marketing du club isérois.

De la PME à l'artisan

Le modèle économique des Bruleurs de Loups repose donc aujourd'hui sur les contrats privés. En 5 ans, le club est passé de 100 à 140 entreprises partenaires. Le prisme du portefeuille s'est de plus élargi avec le temps pour compter dans ses rangs des PME locales-régionales ainsi que des artisans. Résultat, le ticket d'entrée par saison s'élève à 1 500 euros quand le panier moyen se situe autour des 8 000 euros. Les soirs de matches, le club accueille quelques 800 VIP qui prennent place dans l'une des trois formules réceptives proposées : siège business, loges classiques et Espace 1963 (NDLR : date de la création du club).

Bruleurs de Loup

Le taux de fidélité de 90 % attesterait « d'une grande satisfaction de nos partenaires » précise le directeur marketing du club. Outre ce public CSP+, les Bruleurs de Loups enregistrent une moyenne de 3 500 spectateurs par rencontre - soit un taux de remplissage de 95 %- dont 40 % sont des femmes. "Chez nous, on vient aussi en famille. Et l'on tient à conserver cet esprit et cette cible", affirme Damien Liapis.

Une stratégie sur 5 ans

Si Grenoble est une ville de Hockey, « il nous faut maintenir cet intérêt auprès des entreprises et du grand public dans une concurrence locale féroce », souligne Damien Liapis. Et cela passe entre autres par le développement du web et des réseaux sociaux qui arborent près de 50 000 fans. Un record en France. Voilà pour l'image. Sur le fond, les Bruleurs de Loups ont établi une feuille de route à 5 ans.

"Dans ce laps de temps, nous devons poursuivre notre ascension économique et consolider notre modèle qui devient une référence dans le milieu. Tout cela est chiffré, mais il est prématuré de communiquer dessus", précise le directeur marketing.

Cette réussite financière reposera aussi sur une réussite sportive à l'échelle nationale et européenne. Sans compter sur une meilleure couverture médiatique.

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Commentaires
a écrit le 16/02/2015 à 11:00 :
Anne n'avez pas compris que Rouen n'a pas sa place sur la Tribune. Cette métropole ne fait même pas partie des villes à la une sur ce média alors que Montpellier et Rennes bien que moins peuplées sont toujours mises en avant.
Rouen se meurt
a écrit le 15/02/2015 à 12:34 :
Bonjour, je suis très étonnée du titre de votre article et ne comprends pas en quoi Grenoble est la référence du hockey en France. D'un point de vue sportif, vos allégations sont fausses puisque Rouen a 10 titres de champion de France, 5 coupes de France, 4 finales de coupes d'Europe dont un titre de champion d'Europe et un autre de vice-champion. Sans compter les coupes de la Ligue et les Trophées des Champions. En termes financiers, il est également étonnant que vous preniez en référence un club qui a dû déposer le bilan il y a 5 ans et qui encore sous peu, était sous surveillance budgétaire de la fédération française de hockey sur glace. Quant à la moyenne de spectateurs dont vous parlez, cela voudrait dire que Pôle Sud fait le plein à chaque match puisque la patinoire possède 3 500 places. En ce qui concerne les entreprises et les contrats de droit privé, une fois encore, révisez vos chiffres car le club de Rouen en termes de partenaires affiche les mêmes chiffres que ceux présentés par Grenoble. Je ne suis pas du tout Rouennaise, si c'est à cela que vous penserez quand vous lirez mon commentaire, mais simplement une personne qui connaît parfaitement bien le milieu du hockey sur glace pour y travailler. Cordialement.
Réponse de le 15/02/2015 à 21:09 :
Difficile de dire que Rouen a remporté un titre de champion d'Europe et un titre de vice-champion d'Europe, quand on sait qu'il n'y avait aucun club russe, suédois, finlandais, tchèque, slovaque, suisse ou allemand (7 des meilleurs pays européens en hockey) qui y participait… Rouen a gagné une Coupe continentale et a terminé deuxième dans cette même compétition. Si les meilleurs clubs des meilleurs pays européens y avaient participé, je ne pense pas que des clubs français (autant Rouen que Grenoble) aient pu réussir de tels résultats (j'en veux pour preuve les résultats de Briançon en début de saison en Ligue des champions: 6 matchs, 6 défaites, 8 buts marqués et 31 encaissés, face à des Suisses, des Suédois et des Autrichiens).

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