Lyon-Turin : la politique de report modal est-elle adaptée ?

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(Crédits : DR)
Pour les promoteurs du projet, la création de la liaison Lyon-Turin permettra d'effectuer un report modal massif des camions vers le rail dans les Alpes franco-italiennes. Mais derrière cet argumentaire, la France met-elle en place une politique de transfert ambitieuse afin d'accompagner cette nouvelle infrastructure ?

"Le report modal est ce qui permet de justifier la liaison ferroviaire Lyon-Turin." Pour légitimer ce projet pharaonique, les responsables politiques favorables à celui-ci avancent, à l'unisson, la nécessité de construire cette infrastructure pour permettre un report modal massif dans les Alpes.

Selon les promoteurs de l'équipement, cette ligne, une fois en activité, devrait permettre, à terme, d'embarquer "plus de 700 000 camions par an sur des navettes ferroviaires et jusqu'à l'équivalent de 3 millions de camions, soit 40 millions de tonnes tous types de fret confondus", explique LTF, dans une plaquette présentant les dix questions clefs du projet. Cet objectif permettrait de dégager les vallées franco-italiennes des camions et ainsi, assurer la sécurité et la protection de l'environnement et des populations.

Une politique à reculons

"C'est une priorité dans les mots, mais pas dans les actes", dénonce Michèle Bonneton (EELV), députée de l'Isère. Basée sur la politique de l'offre - la création de la nouvelle infrastructure-  cette vision doit s'accompagner d'une volonté politique ambitieuse afin d'inciter le report modal, à l'instar des voisins suisse et autrichiens. Et dans ce...

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