Lyon  : hausse des impôts et économies confirmées

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(Crédits : Laurent Cérino/Acteurs de l'économie)
La ville de Lyon veut ménager l'avenir en procédant à un relèvement moyen de 5 % des taux des impositions locales directes, en 2015. Parallèlement, elle va dégager des économies de fonctionnement qui iront crescendo jusqu'en 2018.

Gérard Collomb, sénateur maire PS de Lyon, a confirmé la hausse de la fiscalité locale en commentant pour  la presse, en fin de semaine dernière, le Budget Primitif 2015 de la ville,  débattu ce lundi 19 janvier.  Les taux seront ainsi relevés de 4 % pour le taux de la taxe d'habitation, de 6,17 % pour le foncier sur le bâti et 4 % sur le foncier non bâti. « Toutefois nous ne touchons pas aux abattements d'impôt favorables aux familles et personnes en situation de handicap », a t'il précisé. Sans ce recours au levier fiscal, qu'il a qualifié de modéré, « nous nous serions retrouvés dans une situation difficile dès la première année », de ce nouveau mandat.

Rythmes scolaires

Les raisons sont connues : baisse importante des dotations de l'Etat (- 12,6 %) et augmentation de la contribution de Lyon au FPIC (Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales) s'élevant à 4 millions (2,9 millions en 2014). S'ajoute également la réforme des rythmes scolaires : « nous savons qu'elle génère une dépense de 10 millions en coût brut mais nous n'avons pas encore le montant des recettes », a précisé Gérard Collomb.

Création de postes

Dans ce contexte, la ville doit, d'une part, réaliser des économies de fonctionnement et, d'autre part, trouver des recettes supplémentaires en augmentant certains tarifs (bibliothèque, structures sportives  etc..). En ce faisant, elle pense ainsi dégager « 7,2 millions d'euros en 2015 pour arriver à 40 millions en 2018 », a indiqué Richard Brumm, adjoint aux finances. Sachant que pour répondre aux besoins d'une population qui croit, Lyon doit créer cette année « 94 postes dans l'Education, la petite enfance, le  centre nautique du Rhône et l'entretien et l'animation du parc Sergent Blandan. Dans le même temps seront supprimés 52 postes ».

Arbitrer dans les investissements

Sur la durée du mandat, la ville devrait consacrer 600 millions d'euros à l'investissement. Toutefois le plan pluriannuel d'investissement (PPI) sera présenté plus tard. Et les « promesses de campagne » ne pourront pas être toutes tenues. « Nous les avions préparées avant que le premier ministre, Manuel Valls, n'annonce le recul drastique des dotations de l'Etat aux collectivités locales", a observé Gérard Collomb. Qu'en sera t'il à la Métropole ?

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Commentaires
a écrit le 18/01/2015 à 8:29 :
ils ne savent pas s’arrêter impôts toujours plus !!!!!!!!!!
qui est le cochon de payeur : vous, ..... moi......
eux " les élus" ont des indemnités non imposables.........
Réponse de le 21/01/2015 à 1:11 :
Simple pour renflouer les caisses : vous achetez nos élites aux prix réel de ce qu'elle valent en fait, et vous les vendez au prix de ce qu'elle croient valoir . Bénéfice record garantie!!
Ou alors mettre une responsabilité juridique en nom propre des élus si jamais leur gestion est mauvaise. Ce que faisait plus ou moins les anciennes démocratie efficacité garantie meilleur implication , plus de sérieux , moins de mandats pour pas se disperser... Et une garantie solide pour que l'argent public venant du citoyen soit considéré avec le meme sérieux que son argent propre.
a écrit le 17/01/2015 à 17:50 :
Franchement, il faut faire l'ENA pour augmenter les impôts comme solution ???
a écrit le 17/01/2015 à 11:02 :
A Lyon, la notoriété des "gabegies astronomiques" des socialistes et ump udi qui gouvernent main dans la main, vont surpasser la notoriété "gastronomique".

il faudra bien payer les gabegies lyonnaises comme
- le stade d'Aulas qui ne pourra jamais payer et rembourser ses crédits garanties par l'Agglomération
- le musée des confluence !
- le fameux batiment du conseil régional obsolète le lendemain de son inauguration !

Allez les Lyonnais, faites des économies pour payer les futures impôts et dîmes en tous genres qui vous seront ponctionnées.
a écrit le 17/01/2015 à 9:06 :
L'état baisse ses dotations vers les collectivités locales... sans pour autant ramener son déficit dans les clous !
Du coup, les impôts locaux grimpent ...
Hollande a beau jeu de proclamer qu'il n'y aura pas de nouvelle hausse d'impôts pour les français : il faut lire entre les lignes !!
Sauf que pour obtenir croissance et création d'emploi, il faut d'abord rétablir la confiance... avec de tels mensonges, c'est pas gagné !
a écrit le 17/01/2015 à 8:58 :
Il faut arrêter de parler d'impôts pour qualifier tous les prélèvements. Il est grand temps que les français payent normalement à leurs justes tarifs tous les services publics qu'ils consomment notamment localement. Ca s'appelle des redevances. Après il faut naturellement une solidarité financée par l'impôt c'est à dire de l'argent transféré des ménages riches vers les ménages pauvres pour parler clairement...Mais ce mécanisme ne peut être que national.
Réponse de le 17/01/2015 à 15:11 :
Peut être que si les pauvres se remuaient un peu plus l'arrière train, ils n'auraient pas à solliciter la "solidarité" des riches. Il serait de bon ton de partager aussi la sueur plutôt que le porte-feuille de son voisin...
a écrit le 17/01/2015 à 8:52 :
On ajoutera la Perequation Intercommunale, nouvelle sorte d'impot pour assistanat a l'echelon des collectivites locales cette fois-ci. Apres avoir deployé l'assistanat et el parasitisme entre individus, le pouvoir parisien (Sarko a l'epoque) a eu l'idee lumineuse d'instaurer une taxe sur les communes les plus riches (et/ou les mieux gerees) pourvant se monter jusqu'a 3% du budget au profit des plus pauvre (et/ou les moins bien gerees). Consequence : demotivation des ponctionnés et menfoutisme des assistés.
Une grand bravo aux deputes-maire et senateurs-maires qui ont voté cette loi.
a écrit le 17/01/2015 à 8:50 :
Un jour viendra où les gens qui travaillent vivront moins bien que les autres à force de voire leurs prélèvements obligatoires et dépenses incompressibles croitrent plus vite que leurs revenus. Et la société s' effondrera comme un château de cartes car chacun refusera de travailler trouvant plus confortable de vivre du travail des autres.
Réponse de le 18/01/2015 à 9:41 :
En effet, ce jour viendras. Il ne pourrat bientôt plus y avoir de travail pour tout le monde. Ceci est une évidence pour ceux qui réfléchissent un peu.
a écrit le 17/01/2015 à 8:49 :
souvent on oublie très vite les hausses au moment de la réélection; d'autant plus que cette année là comme par hasard: point de hausse.
Ce que les gens retiennent ce sont les nouvelles infrastructures:
"il est bien ce maire, il a fait beaucoup pour la ville"...et tant pis si les choses ont été faites à un prix délirant et si les frais de fonctionnement de la ville dérapent dangereusement.
a écrit le 17/01/2015 à 1:41 :
Les lyonnais ont choisi Gérard Collomb pour son programme de hausse d'impôts qu'il n'a pas dissimulé à son électorat. Cette hausse d'impôts devrait satisfaire les lyonnais qui auront droit à leur nouveau de stade football pour que l'OL enchaîne les victoires... cependant ce n'est pas du populisme!
a écrit le 16/01/2015 à 22:00 :
Ouf! J'ai quitte Lyon pour un autre pays! Et je dois dire que je revis!
Réponse de le 17/01/2015 à 8:54 :
Fuite qui ne règle rien. Présentez vous aux élections plutôt pour changer les choses de l'intérieur.

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