Roybon : Pierre & Vacances conteste l'arrêt des travaux

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Opposants et partisants du projet de Center Parcs s'étaient rassemblés le 18 décembre dernier à Grenoble
Opposants et partisants du projet de Center Parcs s'étaient rassemblés le 18 décembre dernier à Grenoble (Crédits : Marie Lyan)
Alors que le juge des référés du Tribunal administratif de Grenoble a rendu ce mardi une décision remettant en cause la validité de l'arrêté loi sur l'eau, le groupe Pierre & Vacances s'estime légitime à poursuivre tout de même les opérations de défrichement.

La réponse ne se sera faite attendre que quelques heures. Alors que le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a rendu ce mardi sa décision, remettant en cause la légalité de l'arrêté loi sur l'eau délivré le 3 octobre dernier au chantier du Center Parcs de Roybon, la société Pierre & Vacances a fait savoir dans un communiqué qu'elle s'estimait "légitime à poursuivre les travaux de défrichements dans le respect des autorisations délivrées".

Pourvoi en Conseil d'Etat ?

Le groupe rappelle que le juge a rejeté l'intégralité des demandes de ses opposants concernant l'autorisation espèce protégées, nécessaire selon lui "à la poursuite de la phase de défrichement". Il fait néanmoins valoir que l'arrêté loi sur l'eau, remis en question par le juge, ne serait nécessaire que "pour accompagner les opérations de construction postérieures à la phase de défrichement". Le groupe ajoute qu'il est en train d'analyser les motifs de cette décision et se réserve la possibilité de se pourvoir auprès du Conseil d'État.

Une position contestée

Pour le président de la Frapna Isère, la société Pierre & Vacances fait du "juridisme" :"Lorsque l'autorisation loi sur l'eau est suspendue, toute action de quelque nature que ce soit sur une zone humide comme celle-ci est normalement interdite. De plus, les travaux de défrichements nécessitent des moyens importants de terrassement dont l'utilisation est incompatible avec la question de zone humide", précise le président, Francis Meneu, qui ajoute que la Frapna étudiera à la loupe cette déclaration.

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Commentaires
a écrit le 29/12/2014 à 17:55 :
Si l'Isère n'en veut pas, le Forez est preneur.

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