La CCI de la Drôme table sur un déficit de 12 millions

 |   |  467  mots
(Crédits : Droits réservés)
Lors de la dernière assemblée générale, Joël Roques, président de la CCI de la Drôme, a estimé à 12,3 millions le déficit du budget primitif 2015. Un résultat lié aux prélèvements obligatoires ainsi qu'à la baisse des ressources fiscales.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de la Drôme, Joël Roques, ne mâche pas ses mots vis-à-vis du projet de loi de finances. Avec ce texte, le déficit de la structure consulaire pourrait s'élever à 12,3 millions d'euros lors de l'exercice 2015.

Un résultat qui pourrait toutefois être revu à la baisse, à hauteur de 10 millions d'euros, le débat parlementaire n'étant pas arrivé à son terme. Autres chiffres clés concernant ce budget primitif 2015 : des ressources fiscales estimées à 5,5 millions d'euros, une capacité d'autofinancement  à -10,9 millions d'euros et 1,7 million d'investissements.

Mesure sanction

Dans les rangs, des représentants consulaires, on ne se privent pas de critiquer l'action du gouvernement, allant même jusqu'à préciser que les "ministres devraient retourner à l'école, à l'instar d'Arnaud Montebourg". Car cette nouvelle mesure fait grincer bien des dents. Le président Joël Roques s'est même dit "horrifié ce qui [était] imposé", arguant des "conséquences désastreuses pour le territoire". Pour l'élu, il s'agit d'une "sanction à une bonne gestion". Les prélèvements sont calculés en fonction de la trésorerie des chambres consulaires. En Drôme, celle-ci s'élève à 19 millions d'euros. "Car depuis 25 ans, les présidents successifs ont bien géré la CCI", précise le président. Pour autant, il entend "encaisser et gérer ce qui est imposé, concentrer tous ses efforts et son énergie au service de l'intérêt général".

Pour Etienne Desplanques, secrétaire général de la préfecture de la Drôme, il n'est pas possible qu'une chambre consulaire ait une trésorerie aussi importante. Il note toutefois les réels efforts apportés, qui permettent le développement du territoire.

Pas de plan social

Face à cette situation, la CCI va cesser l'ensemble de ses projets d'investissement, et en premier lieu la rénovation de son centre de formation. Elle ne rejoindra pas le Conseil général et l'agglomération Valence Romans Sud Rhône-Alpes dans le soutien financier de l'aéroport Valence-Chabeuil. L'Esisar ne pourra plus y prétendre non plus. La CCI entend également se désengager des ports dont elle a la gestion. Le projet de dragage du port de plaisance ensablé, qui était programmé, est quant à lui suspendu.

En revanche, à ce jour, aucun plan social n'est prévu en 2015. Contrainte à des mesures de réductions budgétaires, la direction de la CCI de Grenoble a annoncé la suppression de 37 postes. A Lyon un plan d'économie prévoit également des suppressions de postes et des fermetures d'agences ne sont pas écartées. En Drôme, les contrats à durée déterminée (CDD) arrivant à leurs termes ne seront toutefois pas renouvelés et les départs en retraite non remplacés.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/12/2014 à 10:36 :
Marrant que l'ancien directeur de l'ESISAR lui coupe les financements :)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :