Lyon startup veut dénicher les innovations créatrices d’emplois

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(Crédits : Reuters)
Le dispositif Lyon Start up dévoilé ce lundi 19 mai s’adresse aux projets, en amont. Il est présenté comme la brique qui manquait en ante-création.

Pas de temps à perdre pour stimuler la création d'entreprise. Le dispositif « Lyon start up » promis par Gérard Collomb, lors de la campagne des municipales de mars 2014 a été présenté ce lundi 19 mai. Il s'adresse à tous ceux qui ont des rêves pouvant donner naissance à des jeunes pousses. Et ils peuvent d'ores et déjà se connecter sur www.lyonstartup.com et postuler en répondant à un questionnaire.

N'est-ce pas redondant par rapport aux multiples outils existant déjà dans l'agglomération lyonnaise ? Non, répondent en chœur tous les protagonistes à commencer par David Kimelfeld, premier vice président du Grand Lyon chargé du développement économique. « C'était une brique nécessaire pour aller chercher des idées. Nous avons le programme pépites à un bout de la chaîne pour faire émerger des entreprises à potentiel et Lyon start up vient à l'autre bout  », répond l'élu lyonnais.

Un dispositif complémentaire en amont

« On se place en amont », ajoute Benoît Ducrest, chef de projet de Lyon start up au sein de la Fondation pour l'Université de Lyon. « Les gens qui sont dans des circuits, comme les écoles supérieures, sont aidés mais le créateur un peu lambda ne bénéficie peut-être pas d'un processus d'accompagnement. Quoiqu'il en soit, tout ce qui peut permettre l'échange autour de l'entreprenariat est une bonne chose », reconnaît Philippe Albert, directeur associé d'Angelor, un des investisseurs impliqués dans la démarche.

Qui peut postuler ? Tout le monde, sans limite d'âge et toutes les innovations sont bien venues : technologiques, sociales, dans le domaine des services. Le but est bien de stimuler l'innovation. Concrètement, Lyon start up entend recruter le maximum de candidatures d'ici au 25 juin, date de clôture des inscriptions. Cent projets au stade de l'idée seront alors sélectionnés lors d'un premier round.

Selon une méthodologie très précise, deux autres rounds sont prévus pour les amener au stade du concept puis du business model labélisés avec chaque fois des prix, avec espèces sonnantes et trébuchantes, à la clef. Et des grands gagnants. Le parcours prévoit également des ateliers de formation à l'entreprenariat innovant à l'EM de Lyon, des journées dites réseau avec des incubateurs et accélérateurs, des grands comptes, des investisseurs.

Partenariat public/privé

Combien cela coûte ? Entre 400 000 et 450.000 euros pour la première promotion auxquels s'ajoutent les 70.000 euros du lancement (mise en place, campagne de communication etc .). Les deux partenaires institutionnels que sont le Grand Lyon et la Région Rhône-Alpes ont convaincu cinq mécènes fondateurs (Sanofi, Solvay, Caisse des dépôts, le cabinet Germain Moreau et Odicéo) qui se sont engagés sur une durée de trois ans. Le nouveau dispositif s'appuie aussi sur les différents incubateurs et accélérateurs publics et privé, des espaces de co-working et d'autres partenaires comme les pôles de compétitivité, le réseau Entreprendre ou encore l'Inpi.

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Commentaires
a écrit le 27/05/2014 à 20:25 :
500 000 euro pour parler d'innovation, c'est du théâtre, mais ce n'est en aucun cas un montant significatif pour l'enjeu ;
Ce serait même plutôt désolant de créer une structure pour si maigre budget qui sera consommé en fonctionnement pour payer des "fonctionnaires" assimilés en constante représentation et jeux de rôles...
Décidément, chassé le naturel, il revient au galop dans ce monde politique régional, mais la maladie est bien nationale.

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