Pollution de l’air : l’industrie a fait des efforts

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Une station de mesure d'Air Rhône-Alpes près de Lyon
Une station de mesure d'Air Rhône-Alpes près de Lyon (Crédits : DR)
Malgré une baisse constante ces douze dernières années, la pollution de l’air reste bien présente en Rhône Alpes. Mais contrairement aux idées reçues l’industrie à depuis longtemps commencé à réduire ses émissions de polluants.

Particules fines, dioxyde d'azote ou encore ozone, les concentrations dépassent régulièrement les normes européennes en Rhône-Alpes. 83 jours en 2013, selon le dernier bilan d'Air Rhône-Alpes, avec des derniers pics de pollution très médiatisés, durant la campagne des municipales.

« La météo n'est pas responsable de la pollution, c'est un révélateur lorsque les conditions sont mauvaises pour la dispersion des polluants. La vérité c'est que l'on continue de trop émettre de polluants » souligne Blanche Personnaz, directrice générale d'Air Rhône-Alpes.

Selon les zones géographiques, les types de polluants, les origines sont variables et les responsabilités partagées entre les différentes activités. Pour le dioxyde d'azote les transports sont principalement responsables, pour les particules fines c'est le chauffage au bois, puis les transports et l'industrie.

Moins 65 % en dix ans

Contrairement aux idées reçues, le secteur industriel a fait d'importants efforts ces dernières années pour réduire ses émissions de polluants, en particulier les particules fines. Moins 65 % en dix ans et moins 37 % entre 2012 et 2013. « Cela vient d'une extension des meilleures techniques de réduction de la pollution, comme les épurateurs de fumées, mais aussi d'amélioration des process » rappelle Christophe Deblanc, chef de service adjoint, énergie, milieux et prévention des pollutions à la DREAL. Des mesures spécifiques pour le BTP ou les carrières ont également été mises en œuvres avec succès.

Autre exemple, sur des polluants moins connus mais tout aussi nocifs : les composés organiques volatils de la famille du benzène. Là aussi l'industrie, notamment autour de Lyon, a fait de gros efforts. « Nous n'avons plus de dépassements pour les composés organiques volatils sur l'aire lyonnaise » se félicite Blanche Personnaz qui cite l'usine Carbone Savoie de Vénissieux. Elle a investi 18 millions d'euros dans des équipements dépolluants et a réduit en 6 mois ces émissions. « L'industrie a déjà fait beaucoup et on doit concilier la pérennité économique avec la qualité de l'air » fait toutefois remarquer Christophe Deblanc.

Le chauffage au bois dans le collimateur

Si les autorités travaillent a de nouvelles mesures via les plans de protections de l'atmosphère (PPA) et le schéma régional climat air énergie, l'essentiel de la lutte contre la pollution de l'air va maintenant s'orienter vers les transports et le chauffage au bois collectif, comme individuel. Des incitations financières sont envisagées pour renouveler les matériels, en privilégiant les plus performants. Dans la vallée de l'Arve, un fond de 800 000 euros existe pour aider les particuliers à s'équiper. Mais il semble compliqué d'envisager sa généralisation.

Quant aux transports, dossier haut combien sensible, les PPA laisse une grande marges de manœuvres aux collectivités locales.

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