Queyranne ne veut pas d'une loi "bric à brac"

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©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie
©Laurent Cerino/Acteurs de l'économie (Crédits : Laurent Cerino/Acteurs de l'Economie)
Le président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, veut une loi cadre claire et précise sur la future réforme territoriale. Il ne croit pas à une fusion avec la région Auvergne.

« Je souhaite que ce ne soit pas une nouvelle occasion manquée ». Jean-Jack Queyranne semble un brin lassé d'attendre la réforme territoriale. Le Premier Ministre, Manuel Valls a promis dans son discours de politique générale, une France à 12 régions en 2017 et la suppression des départements en 2021.

Au-delà des redécoupages, le président de la région Rhône-Alpes, attend lui une remise à plat et de la clarté dans les compétences des différents échelons. Lundi, en marge d'une conférence de presse, Jean-Jack Queyranne a mis les choses au point :

« Nous avons un État omniprésent mais qui ne remplit pas ses missions. Il faut sortir de la politique de gribouille menée depuis 2 ans et qui est illisible. Il est grand temps d'agir pour redéfinir le périmètre de l'État et de s'appuyer sur des régions fortes. Il faut une loi cadre, simple, et non un bric à brac. Un texte d'une vingtaine d'articles qui dit ce que l'on veut à partir des besoins des territoires ».

Acte de décès des départements

Le président de Rhône-Alpes rejoint Manuel Valls sur la suppression des départements : « les départements c'est la France du 19e siècle. Il nous faut une carte du 21e siècle ». La région prendrait les fonctions structurantes ( transports, infrastructures, économie...) et laisserait aux intercommunalités la gestion de l'action sociale, dévolue actuellement aux conseils généraux.

« La montée des intercommunalités fait qu'elles deviennent un échelon de proximité. Des intercommunalités élues au suffrage universel sont appelées à prendre les fonctions des départements » justifie Queyranne, qui pense néanmoins que quelques départements peuvent avoir du sens, dans des zones rurales où l'intercommunalité n'est pas très présente.

Rhône-Alpes est déjà une région à taille européenne

Inspirées de rapports plus ou moins anciens, les propositions de redécoupage font en ce moment le bonheur des géographes et les cartes des nouvelles régions foisonnent sur le web. Rhône-Alpes et Auvergne seraient même déjà « fiancées » par Matignon.

« Est-ce que Rhône-Alpes doit s'agrandir ? » interroge Jean-Jack Queyranne. « Nous sommes déjà une région de taille européenne, grande comme la Suisse. Si la question de la taille se pose pour d'autres régions ce n'est pas le cas pour Rhône-Alpes ». Jean-Jack Queyranne n'est donc pas convaincu par une fusion avec l'Auvergne, ouvrant sur un territoire très vaste courant d'Aurillac à Léman. Son homologue auvergnat, René Souchon penche plutôt pour une région "Massif Central" incluant le Limousin.

« Pour Rhône-Alpes c'est moins une question de taille que de responsabilités et de moyens » rappelle encore Jean-Jack Queyranne, en soulignant que les partenaires de Rhône-Alpes comme la Catalogne ou la Lombardie, ont des budgets par habitant 10 à 12 fois supérieur.



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Commentaires
a écrit le 15/04/2014 à 10:06 :
Ben voyons! Vu que la région Rhône-Alpes est la seconde région la plus riche de France, il ne faut pas la plomber en y rajoutant la région Auvergne qui est loin derrière!

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