Miel mutuelle sollicite la garantie financière d'Apicil

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Miel mutuelle pourrait passer sous la barre des 100 % de marge de solvabilité d'ici deux ans.
Miel mutuelle pourrait passer sous la barre des 100 % de marge de solvabilité d'ici deux ans. (Crédits : DR)
Anticipant une baisse de sa marge de solvabilité, Miel mutuelle a signé avec Apicil une convention de substitution. Le groupe lyonnais accepte donc de se porter garant financièrement de la mutuelle stéphanoise pendant au moins deux ans.

Un an après la signature d'un accord de rapprochement stratégique entre Miel mutuelle et le groupe lyonnais Apicil, la mutuelle stéphanoise sollicite le soutien de son partenaire. Les deux structures viennent en effet d'officialiser une convention de substitution à l'issue de laquelle Apicil accepte de se porter garant financièrement de Miel mutuelle à compter du 1er janvier 2016.

Cette disposition d'une durée de deux ans renouvelable doit permettre à la mutuelle stéphanoise de « retrouver une solidité financière nécessaire et de poursuivre son développement ». Elle n'affecte pas la gouvernance de Miel mutuelle, pas plus que sa marque ni son implantation. En revanche, le chiffre d'affaires de la mutuelle historique du groupe Casino remontera désormais dans les comptes d'Apicil.

Marge de solvabilité

Si Miel mutuelle prend ses précautions en matière financière, c'est qu'elle a enregistré en 2014 un déficit de 1,8 million d'euros. Un résultat qui impacte sa marge de solvabilité, passée de 141 % à 117 % en un an. « Si nous poursuivons notre croissance (+ 2,9 % en 2014, ndlr), nos fonds propres risquent de ne pas suivre le rythme et nous pourrions flirter avec la barre des 100 % de marge de solvabilité d'ici deux ans », explique Gérard Servel, président de Miel mutuelle. Le compte de résultat devrait être également plombé par une migration informatique dont le coût est estimé entre 1 et 1,5 million d'euros. « Actuellement, nous disposons d'un outil informatique en propre qui nous pompe plus de 20 % de nos moyens en personnel », justifie Gérard Servel.

L'entreprise reste dans le rouge

Grâce à ses efforts sur les frais généraux « sans toucher au personnel » et le réajustement des tarifs et garanties de son offre, Miel mutuelle a réduit significativement son déficit en quelques années. Mais l'entreprise, qui emploie 120 salariés, reste dans le rouge malgré la progression du niveau des cotisations encaissées (91,6 millions d'euros) et du nombre d'affiliés (106 800). L'an passé, Miel mutuelle a été pénalisée par un trop haut niveau de provisions pour prestations à payer, une hausse des impayés et le doublement de la cotisation pour les médecins signataires du Contrat d'accès aux soins (CAS).

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